Médju MKBA Zone de Texte:

 

 

 

 
 


 
Histoire de l’humanité

Chronologie de l’épopée humaine !            

 

 

L’émergence de l’homme moderne (homo Sapiens sapien) est un évènement terrestre récent qui a conclu une longue et complexe diversification évolutives des humains liée aux conditions et changements climatiques (sécheresses, glaciations).

 

   L’Afrique est le centre d’où ont émergé de nouvelles lignées d’hominidés. 

 

En dehors du continent mère africain, des développements évolutifs ont eu lieu à la fois en Europe, au Moyen et en Extrème Orient (homo Erectus en Asie, mutations adaptation au froid de l’homo Néanderthalensis en Europe) ; mais ces développements évolutifs concernaient des populations qui non seulement avaient été engendrées, mais qui avaient également fini par être supplantées par des émigrants venus d’Afrique.

Ce continent éthiopien n’a cessé de produire des vagues successives d’émigrants vers toutes les régions du monde. Vers les quatre autres continents, vers donc « les cinq continents » symbolisés ici tel un calice de  lotus à cinq branches, en bout d’évolution de l’unique espèce humaine ; Cette représentation schématique du lotus exprime encore le fait de diversifications adaptations de phénotypes humains. Expression encore d’une humanité diversifiée en permanent métissage avec ses variétés de taux de mélanine et kératine. Taux de mélanine qui détermine le niveau d’adaptation des individus à la vie en situation terrestre d’exposition aux rayonnements du soleil.

 

« Bwa brilé » est l’expression en langue ka (kréyòl) chantée par l’artiste caribéen martiniquais

 Eugène MONA, qui fait référence comme pour le hiéroglyphe  qui définit le peuple africain de l’Egypte antique,

 
 au noir du charbon de bois brûlé par le feu, aux peuples noirs(les kémt) : Ceux qui sont bronzés  par, et qui vivent sous, le divin soleil (Ra).

 

Zone de Texte:                                     « Non nou bwa brilé, tjè nou pa diféran »                                                                

 

Une autre chanson martiniquaise du groupe Malavoi de Paul ROSINE nous dit :

                                     « Solèy ou lavi nou, … »

 

Un slogan des écologistes martiniquais de l’ASSAUPAMAR résumant un fondement de la règle en écologie :

                                          «  Bwa, Bwa Dlo, Dlo Lavi »

 

En fait Eugène MONA et les écologistes de l’ASSAUPAMAR reprennent des principes et concepts de base qui régissent la Vie terrestre, affirmés par des Kémt dans l’antiquité égyptienne :

                             Dlo Lavi !

L’eau , Dlo, « manman Dlo », matrice principale de la Vie (Lavi) sur Terre (). L’eau mémoire du Monde. L’eau mélangée à la terre, le Noun ou « boue nuptiale et féconde », matrice de la vie selon les Nubiens de l’Egypte Antique.

Zone de Texte:   Le Végétal (Bwa), la plante est intimement liée à cette Eau et cette Terre vitales. Osiris, dieu végétal, peint en vert dans les hiéroglyphes, capable de résurrections perpétuelles, manifestation de Ankh (vie harmonieuse et éternelle).

                                                                                                                          

 

        Tout moun moun  /  Tout Pèp Pèp

                     Chimen divini limanité

 

 

 Nécessaires repères dans le temps et l’espace

          pour combattre l’ anti -mélanisme

 

 

 


                                                                                                                 

Fin pré –histoire

Apparitions de premières formes d’écritures en Afrique et  au Moyen Orient, puis Asie, …

 

 

 

- 5 000 ans

Civilisation africaine de Nubie sur rives du Nil

 
                                                                    

                                                                                                                    

 

_ 8 000 ans

Migrations  par mer de dravidiens d’Ethiopie vers l’Inde.

 
 

 

 


                                                                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


                               

Origine unique africaine

 
                                                                                                            

 

 

 

 

Humanity   Humanité   humanidad   moun

 

 

Zone de Texte:
 

 


                                                                    

 

 

 

 

               Les principaux types humains décrits par des africains

                            dans l’Egypte pharaonique

En page de garde de « Nations Nègres et  Culture » (3ème édition de 1979) par Cheikh Anta Diop

 

Clichés pris et extraits des fresques du tombeau de Ramses III (vers – 3200 ans)

 

Au centre (avec les indications par des écrits hiéroglyphiques signalés par nous en tracés rouge) deux africains franchement mélanodermes ou deux kémt, l’un représentant l’Egyptien : Remetou ; et l’autre : Nehesiou représentant le Nubien des pays au sud d’Egypte.

Ces deux africains se distinguent des deux autres types humains ; celui des deux indo-asiatiques (à droite) , « les jaunes » ouTemehou ;  Et (à gauche) les deux leucodermes les Anou, les indo européens dit Sémites.

 

Cheikh Anta Diop projeta ces écrits et images à la face des falsificateurs d’histoire, face à tous ceux colonialistes et anti mélanistes, qui vainement cherchent à extirper l’Egypte de son contexte naturel et culturel du Nil et d’ Afrique.

 

Anti mélanisme :  seul racisme actuellement opérationnel dans le monde, qui nie et falsifie le schéma ci-dessus de l’épopée de l’unique espèce humaine ; anti mélanisme qui décrète l’existence de races en proclamant une prétendue « suprématie blanche », une hiérarchie fondée sur le degré de mélanine et les différences de phénotypes ; Qui génère l’idée d’un ou de « peuple(s) élu(s) ».

 

Nous préférons le terme anti mélanisme à tout autres tels « anti kémitisme », « anti sémitisme » … qui entraînent confusions et dérives par restriction aux seules dimensions culturelles, mythiques et religieuses judéo musulmano chrétiennes, dans le combat pour notre salut commun de sauvegarde de l’humanité ; Sém, Kam (ou Cham) étant personnages bibliques.

Le concept de lutte contre l’antimélanisme, pour une qualification pertinente du racisme qui décrète la prétendue « suprématie blanche », se veut universel et donc relatif à l’humanité toute entière, ouvert à toute les cultures du monde.

 

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Syndrome du néanderthalien

 

La prétendue « xénophobie » du colonisé vivant sur son propre territoire ancestral ou national, dans son pays occupé par le colon étranger n’est certainement pas la xénophobie (peur de l’étranger) du colonialiste vivant sur le territoire de sa métropole.

 

En clair la peur de disparaître, le fait de vivre et connaître le génocide du peuple auquel un colonisé appartient, la phobie de l’invasion de son pays déjà occupé militairement, culturellement, administré politiquement et économiquement par l’autre, ne peut pas être comparable à la véritable xénophobie forcement raciste du colon vivant en tout puissant dominateur et exploiteur dans sa métropole ou ailleurs.

Cette peur ne peut, par définition même, être fondé chez le colonisé sur l’idéologie raciste ; car ce colonisé est  lui-même victime en permanence du racisme du colon qui l’infériorise ; et en aucun cas ce colonisé ne peut se croire supérieur à son colonisateur, sinon dans l’absurde, ou folie de l’aliénation, de l’ auto dénigrement, ou plus grave de l’ autophobie.

Ces données de rapport entre colons et colonisés, mieux entre colons européens et colonisés non européens, sont encore plus vrais dans les cas de colonies post esclavage de personnes non blanche, plus encore d’ascendances non européennes, singulièrement africaine.

 

Par contre la peur de disparition, cette xénophobie  du colonialiste européen vivant dans sa métropole en Europe, ou encore en Nord, Centre et Sud Amérique, Australie, Sud Afrique, et Palestine, est fondamentalement et par définition raciste ; Elle est plutôt en Europe, phobie de fusion avec le migrant non blanc venu des colonies, tel un retour de flamme ; Cette xénophobie découle de concepts fondés sur des croyances antiscientifiques de l’existence de races, de la falsification de l’histoire de l’humanité, de la négation de l’unicité de l’espèce humaine, du mensonge d’une prétendue suprématie blanche, d’un peuple élu par dieu, …

 

Cette phobie de disparition chez le colon blanc, cette xénophobie raciste qui s’apparente telle,  une peur d’être supplanté par l’autre venu du Sud, venu de l’extra Europe, surtout venu d’Afrique, nous la qualifions de syndrome du néanderthalien.

 

Des homo pré-sapien migrant d’Afrique vers l’Europe ont connu il y a moins 100 000 ans une glaciation, entraînant une part minoritaire d’humains à devenir homo néanderthalien, de phénotype leucoderme adapté et spécialisé au climat froid du Nord en Europe.  Le phénotype de présapiens s’est éteint, semble t-il d’après la génétique sans s’être métissé au pré sapiens « Cro Magnon » (qui lui mutera vers l’homo Sapiens sapien). Le Néanderthalien s’est éteint  malgré une coexistence sur de mêmes territoires (Moyen Orient) avec l’homo Sapiens sapien. L’homo néanderthalien a été supplanté par des homo sapiens sapiens venus d’Afrique qui vont eux-mêmes connaître plus tard une autre glaciation, celle d’il y a 40 000 ans, en Europe entre les Caucase et les Pyrénées. D’où l’origine de phénotypes leucodermes d’une part de l’humanité actuelle.

Mais la grande différence entre la première glaciation connue par l’homo néanderthalien et la seconde connue par l’homo Sapien sapiens réside dans le fait qu’après cette deuxième glaciation il y a eu continuité métissages entre homo Sapiens sapien ; d’où les phénotypes divers, dont principalement le types asiatiques jaunes , … Mais encore la génétique, comme la linguistique nous informent que cette extinction du néanderthalien est aussi liée à son inadaptation au langage de type actuel, n’étant pas pourvu comme l’homo Sapiens sapien du gène FOXP2, gène identifié comme étant celui du langage commun à tous les humains modernes. Nous ne disons point ici que le néanderthalien ne possédait aucun langage, car celui-ci avait très certainement développé un autre type de langage que celui développé par l’autre Sapiens (« Cro Magnon ») ascendant direct de nous autres homo Sapiens sapien.

 

 

C’est cette évolution du passé de l’humanité, ce sont ces faits d’histoire de l’espèce humaine qui sont rejetés par les idéologues européens du racisme, qui souvent préfèrent laisser planer le doute ou « la difficulté de situer exactement » les faits, pour atteindre des inepties, au point que l’on peut, en ces temps de technologies poussées de communications, lire sur certains sites web (francophones et/ou autres) évoquant une histoire de l’humanité eurocentrique :

 

« Il est, encore aujourd'hui, difficile de situer exactement les origines de l'homme. Les hypothèses les plus crédibles avancent 5 à 6 millions d'années. Différentes phases d'évolution marqueront la longue marche vers le statut d'hominidé.

2 caractéristiques fondamentales tendent à valider l'hypothèse d'un comportement "humain" plutôt qu'animal:

Les archéologues attribuent généralement le nom d' "homme" à une espèce plus évoluée qui apparaît vers 2 000 000 d'années: l'Homo habilis. qui fabrique les premiers outils de pierre.
De l'homo habilis se développera l'Homo erectus ( de 1 500 000 à 300 000 ans) à qui on doit la maîtrise du feu et le développement d'outils plus spécialisés.
Cette lente évolution mènera progressivement vers l'homme moderne (300 000 à 100 000 ans), l' Homo sapiens.


L' Homme de Néandertal se développe, en Europe, de 80 000 à 40 000 ans et évolue progressivement vers l' Homo sapiens sapiens (30 000 ans) auquel nous appartenons. »  

 

  Extrait d’un site internet  revendiquant une prétendue ascendance néandertalienne des européens      http://www.grics.qc.ca/bips/habb.htm  

 

L’invention des « races » !

 

Les idéologues et criminels qui ont inventés les races et le racisme veulent confondre le sort de l’homo néanderthalien avec celui des homo Sapiens sapien actuel de phénotypes leucodermes ; leur notion de « races » implique l’idée d’une prétendue existence de diverses espèces d’hommes, en lieu et place de la réalité de la diversité des phénotypes et génotypes au sein d’une même espèce humaine.

 

Consciemment ou pas ces idéologues du racisme cherchent en vain à contredire la logique de l’histoire de l’humanité, à chercher à empêcher la nécessaire réadaptation par métissages des homo Sapiens sapien leucodermes aux conditions climatiques naturelles de la vie terrestre sous notre soleil centre et maître de notre système.

Le code noir français qui réglementait les déportations et l’esclavage des non blancs aux Amériques, qui tentait d’interdire le mariage et la relation biologique entre mélanodermes et leucodermes, ou encore la terminologie utilisée pour qualifier les divers phénotypes humains issus de métissages dans ce contexte colonial, expriment bien cette volonté d’apartheid, de séparations de l’humanité en plusieurs « races », voir même d’inventer plusieurs espèces.

 Les faits historiques modernes des génocides amérindiens, aborigènes d’Australie, d’Africains, … d’esclavage des non blancs, de colonialisme, de sionisme, de baptêmes de contrées déjà peuplées et nommées par des humains non européens, de partage des colonies entre Etats d’Europe, de fondations et configurations d’Etats issus de l’impérialisme européen, partout sur la planète dont les USA, l’Australie, l’Afrique du Sud, Israël, …, d’organisation d’embargos contre des Etats rebelles à cet ordre raciste, à l’ordre anti mélaniste, tels Haïti (hier baptisée Saint Domingue par l’Europe, et renommée par les rebelles d’ascendances directes africaines du nom amérindien Ayiti) ; et Haïti encore et Cuba aujourd’hui , les Etats néo colonies ou colonies, sous administration française ou autres Etats colonialistes européens, sont bien là pour confirmer cette volonté de l’Europe de séparer l’humanité en plusieurs espèces d’hommes. Le baptême des contrées du monde est important, le colon européen dans ses langues en  détient le quasi monopole ; tout les peuples et nations rebelles à cet ordre anti mélaniste, qui ont rompu ou voulu rompre cette règle du colonialisme, ont payé et payent le prix fort : Ayiti , Burkina Faso, Vietnam, … demain Kanaki

 

Dans la colonie en Martinique, sous administration française, citons le bestiaire conséquence du racisme :

L’Ethiopien africain , le Kémt est devenu « nègre » ! L’impérialisme Européen a transformé les Noirs et baptisés nègres non point comme nouvelle espèce de mammifère, mais comme « objet vivant ».

 Voir code noir dans extrait article plus bas "Crimes contre l'Humanité")

Le métis non blanc, franchement mélanoderme, est d’abord en termes péjoratifs toujours « nègre » ; le non blanc dravidien mélanoderme tamoul est aussi « couli ». (voir texte « Déportés d'Inde vers la Martinique depuis 304 ans

 Le métis non blanc est « mulâtre » (étymologiquement du mot mulet)  ; ou aussi « chabin » (étymologiquement du mot « chabri », mouton aux poils roux du Limousin) : tous issus des croisements « de l’humain leucoderme européen et de l’animal nègre d’Afrique ».

Le sang mêlé, métis non blanc est encore « capre » ou « capresse » (du mot cabri, de l’élevage des caprins).

Les colons « békés » français responsables de ce bestiaire raciste, se sont très certainement trouvés d’après leur propre idéologie en situation de zoophilie quant il s’agissait de s’accoupler avec celles qu’ils considéraient comme faisant partie d’une autre espèce que la leur, pour donner « mûlatres, chabins, capres, … »).

Les esclaves d’ascendances africaines en Martinique ont eux nommés l’esclavagiste, l’européen qui les opprimait sous le vocable de « béké » qui signifie au sens premier sans aucun caractère péjoratif ou injurieux, simplement « homme blanc ».

 

 Béké / bétjé : nom donné par les africains déportés puis réduits à l’état d’ esclaves aux colons esclavagistes européens, singulièrement en Martinique. Mot d’origine africaine ; en mandingue, bé : la couleur blanche, : le masque, tjé : l’homme.
Chez les Ibo du Niger, béké : étranger.

 

Ainsi en Martinique, le peuple martiniquais caribéen parmi d’autres peuples issus de la colonisation, se trouve victime de l’idéologie du racisme, et  les nationalistes qui luttent pour la création d’un Etat caribéen martiniquais indépendant ne sont certainement point racistes, comme cherche à faire croire les idéologues et propagandistes de l’Etat colonialiste français et européens dans la lignée des Voltaire, Gobineau, Bonaparte, Ferry, Renan, Hitler, …

 

 

Mais les faits sont incontournables :

 

-         la diffusion massive dans le monde d’images laissant imaginer une omniprésence et majorité d’individus de phénotypes leucodermes est symptomatique non seulement d’une détermination à manifester la prétendue « suprématie blanche », mais encore d’exprimer ce que nous qualifions de syndrome du néanderthalien ; Mais en vérité l’homo Sapiens sapien à faible taux de mélanine est minoritaire et en régression ;  Les inventeurs européens des races et leurs adeptes anti mélanistes ont quelque part peur ! non point de disparition, mais de  fusion naturelle avec la majorité des homo Sapiens sapien non leucodermes, à plus fort taux de mélanine. D’où l’invention du racisme, de l’anti mélanisme.

 

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Zone de Texte:  Nil Afrique, berceau* des mathématiques !                                                          

Témoignages des anciens

concernant leurs initiations aux sciences en Egypte.


Que n'avons nous pas entendu à l'occasion des Jeux Olympiques 2004 après JC à Athènes concernant la Grèce et son histoire; Grèce antique effectivement source culturelle et genèse des civilisations de l'occident européen, et non comme le sous entendent des commentateurs sportifs eurocentriques (pour ne pas dire colonialistes), source et genèse de l'ensemble des civilisations et savoirs du monde. "La Grèce berceau des mathématiques !!!" "..." ??? !!!

(* par « berceau » nous entendons le lieu géographique originel, chronologiquement le plus ancien qui soit ; car bien entendu bien d’autres peuples et civilisations d’Asie, d’Amérique et autres ont investigués la Nature et ainsi portés leurs contributions à la science mondiale ; Même si ces apports sont non encore reconnus, explorés ou inventoriés par nous autres humains du XXIème siècle après JC.)

Ces JO d'Athènes sont encore là au service de forces européennes d'idéologie raciste (anti mélaniste : c’est à dire du racisme à l’encontre des non leucodermes, singulièrement contre les mélanodermes africains), occasion de falsification, d'amplification du mensonge et de l'amnésie culturelle générale concernant l'histoire de l'humanité.

Nous nous proposons ici de rappeler des faits d'Histoires et invitons nos lecteurs à parcourir les ouvrages de références de professeurs de nos temps modernes tels Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, Babacar Saal, Aboubacry Mousa Lam, Ivan Van Sertima, ... puissent ces propos nous inciter à la recherche de l'information historique vraie, à la démarche scientifique.

D'abord la définition égyptienne des mathématiques (ou de la mathématique), qui pour ces africains de l'antiquité pharaonique est la science des sciences qui à haut niveau se confond avec la philosophie ; cette définition est traduction du titre même d'un texte célèbre connu sous le nom de "Papyrus Rhind", datant de 1650 avant JC écrit en hiératique par le scribe Ahmès qui l'a recopié à partir d'un texte hiéroglyphique datant de 2040 avant JC :

"Méthode correcte d'investigation dans la nature pour connaître tout ce qui existe, chaque mystère, tous les secrets"

Théophile Obenga nous précise dans son ouvrage "La géométrie égyptienne. Contribution de l'Afrique antique à la Mathématique mondiale": "De tous les peuples de l'antiquité mésopotamienne (...) seul le peuple égyptien a établi une définition écrite, claire et précise des mathématiques."

Maintenant, voyons ce que nous disent eux mêmes des savants grecs et romains de l'antiquité quant à l'origine des sciences qu'ils pratiquent, et singulièrement concernant Thalès (547 avant JC), un des Sept Sages et Savants de la Grèce antique, philosophe et mathématicien fondateur de la première école scientifique et philosophique du monde Grec et donc de l'Europe:

- D'abord le témoignage de celui qui est considéré comme fondateur du métier d'historien, Hérodote (vers 484 avant JC) : "C'est en Egypte, à mon avis, que la géométrie fût inventée, et c'est de là qu'elle vint en Grèce" (dans "Histoire livre II").

- Platon (347 avant JC) qui est à la Philosophie grecque ce qu'est Hérodote à l'Histoire, nous écrit dans "République X" à propos de Thalès: "Il porta le premier le nom de Sage. (...) il fut le premier grec à découvrir la Petite Ours, les Solstices et la taille ainsi que la nature du soleil. L'eau est le principe des éléments. Il reçut en Egypte l'éducation des Prêtres."

- Aétius (100 après JC) écrit dans "Opinion" toujours à propos de Thalès :"Il étudia la philosophie en Egypte et revint à Milet (en Grèce) déjà fort âgé."

- Plutarque (125 après JC) historien grec : "Thalès, à ce qu'on prétend, et Hippocrate de Chios, le mathématicien, ont fait commerce; et Platon couvrit ses frais de voyage en vendant de l'huile en Egypte." (dans "Solon"). Encore Plutarque dans "Isis et Osiris": "C'est, pense t-on pour l'avoir appris des égyptiens, qu'Homère et Thalès posaient l'eau comme principe et l'origine de toutes choses."

- Jamblique ( 330 après JC), philosophe qui enseigna à Alexandrie : "Thalès conseilla à Pythagore de se rendre en Egypte et de s'entretenir le plus souvent possible avec les prêtres de Memphis et de Diospolis (Thèbes): c'est d'eux qu'il avait tiré toutes les connaissances qui le font passer pour sage et savant aux yeux de la foule." dans "Vie de Pythagore".

- Simplicius (du III ème siècle après JC), philosophe néo platonicien : "Il (Aristote) expose la théorie de Thalès de Millet qui disait que la terre repose sur l'eau à la façon d'un morceau de bois ou de quelque autre chose capable de flotter naturellement sur l'eau. Aristote fait objection à cette opinion, qui a peut-être plus de force du fait qu'elle est professée par les Egyptiens sous la forme d'un mythe et que c'est de là-bas que Thalès avait importé sa doctrine." dans "Commentaire sur le Traité du Ciel d'Aristote".

-Diogène (III ème siècle après JC), historien grec : "Il (Thalès) considéra l'eau comme principe de toutes choses (...) On déclare qu'il découvrit les saisons de l'année et les divisa en trois cent soixante cinq jours. Il n'eut pas de maître, si ce n'est qu'étant allé en Egypte il y fréquenta les prêtres." dans "Vie I".

- Proclus (485 après JC), philosophe néo platonicien écrit dans " Commentaire sur le premier livre des Eléments d'Euclide" : "De même que la connaissance exacte des nombres prit naissance chez les Phéniciens du fait des échanges commerciaux et des affaires, de même est ce chez les Egyptiens que fût inventée la géométrie. Thalès fut le premier Grec à rapporter d'Egypte cette matière de spéculation."

Il faut s'accorder à reconnaître que les premiers chez les Grecs à avoir étudiés, à avoir spé####és et usés de méthodes d'investigation et de philosophie, tels Phérécyde de Syros, Pythagore, Thalès, Anaximandre de Milet (546 avant JC) qui a établi les premières cartes géographiques, Anaxagore de Clazomènes (428 avant JC), Clisthène (considéré comme le père de la démocratie athénienne, Platon et peut être Socrate, ..., ont été étudiants et élèves des savants africains égyptiens. Ce sont des générations de savants Grecs, qui dans le cadre du renouveau de la Grèce antique, sont allés sur le continent africain pour y être accueilli à Naucratis en Egypte, et s'initier aux sciences et philosophies de l'Egypte pharaonique. Aussi les générations actuelles de scientifiques et singulièrement les mathématiciens gagneraient à s’initier d’égyptologie pour s’abreuver des innombrables écrits hiéroglyphiques de l’Egypte pharaonique (3000 ans d’histoire occultée avant JC) ; et devrait on alors songer à rectifier le vocabulaire en mathématique concernant les nominations gréco-romaines de fameux postulats, lois, règles, et théorèmes.

Les Grecs de l'antiquité nommaient les terres du sud de l'Egypte (Haut Nil et Soudan actuel) :"Ethiopie"; Ethiopie que les Grecs et les Egyptiens eux mêmes décrivaient comme lieu originel de la civilisation pharaonique. Si ces Grecs de l'antiquité nous ont légués le mot "Ethiopie", les Romains en latin la nomination du continent "Afrique", pour dénommer des terres au sud de la Méditerranée ; En sens contraire, la nomination de la partie nord méditerranéenne du continent eurasien des Grecs, "Europe" nous vient d'un prénom d'une jeune femme africaine des rives du Nil et de son périple qui la vît voyager d'Egypte vers la Grèce ; cela très peu de dictionnaires étymologiques en font état.

Oui, l’amnésie générale concernant l’histoire de l’Humanité est conséquence de l’anti mélanisme fondement de l’impérialisme européen. Pour conclure, et par dérision, rappelons la stupide confusion des idéologues anti mélanistes : pourquoi donc occulter que nos «grands Grecs» furent étudiants en Egypte, alors que dans le même temps l’on se refuse à admettre l’évidence des phénotypes mélanodermes des grands pharaons, le caractère africain éthiopien de la civilisation égyptienne ?! Autrement dit si les Egyptiens comme il est prétendu ne sont point africains, moins ou pas du tout noir, pourquoi donc ne pas admettre que l’origine des sciences en Europe viendrait directement d’Egyptiens d’ascendances européennes, franchement leucodermes, ou mieux pourquoi pas, d’ascendances extra terrestres ? !!!


Martinique Caraïbe 2004

Médju MKBA

 

 

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Décoloniser l'Histoire / nécessaire recherche de pertinence pour la qualification des faits

 

Décoloniser l'histoire, nécessaire recherche de pertinence pour la qualification des faits, pour de bons repères dans le temps et l'espace

Déportés d'Inde vers la Martinique
depuis 304 ans (depuis 1699)

1492 : le débarquement de Christophe Colomb aux Caraïbes Amériques pour le compte du royaume d'Espagne marque le début de la véritable première guerre mondiale planétaire ; guerre mondiale de quatre siècles, conflits internationaux qui principalement opposèrent les puissances impérialistes d'Europe occidentale aux peuples et Etats nations non européens : africains, amérindiens, asiatiques, … et attisèrent des conflits intra-nationaux et intra-continentaux en Afrique, en Amérique, en Inde, en Asie, au Moyen Orient, … et finalement en Europe.

La qualification de « 1ère guerre mondiale » et de « seconde guerre mondiale » concernant les guerres de 1914 -18 et de 1939 -45, du fait même que des opérations militaires se soient singulièrement déroulées en territoire européen et ont entraînées victimes chez des peuples européens, résulte d'une lecture euro-centrée voire raciste (anti mélaniste) de l'Histoire. Une telle lecture de l'Histoire sous entend la mise hors monde, hors humanité des non européens, des non blancs ou non leucodermes. C'est dans ce contexte de guerre mondiale planétaire généré par l'acte colonial de puissances étatiques d'Europe occidentale qu'il y eut spoliations, exterminations, génocides, déportations - migrations, mise en esclavage, organisation du travail et du commerce pour le pillage du monde extra-européen.

Notre Martinique, territoire insulaire caribéen, colonie sous domination franco européenne, destination parmi d'autres dans l'univers concentrationnaire esclavagiste en Amérique, étape du commerce triangulaire, synthétise cette Histoire mondiale :

guerre franco caraïbe, colonisation, occupation européenne, spoliation, génocide amérindien (Kalina-Arawak), déportation et esclavage d' amérindiens insulaires.

Déportations (traite) et mise en esclavage de ressortissants non leucodermes, majoritairement et massivement mélano africains, mais aussi amérindiens, et déjà mélano-indiens d'Inde.

Conflit intra européen (franco-anglais) de partage de colonies

Déportations migrations esclavagistes intra américaine des noirs d'origines africaines avant 1848.

Déportations migrations importantes intra caribéenne en 1852, des colonies anglaises notamment de Trinidad et Barbade vers la Martinique de mélano-indiens originaires d'Inde.

1853 : début de la migration déportation massive de mélano indiens (majoritairement Tamoul Nadu) directement venus d'Inde vers la Martinique. 1857 : continuité déportation africaine (majoritairement du Congo). 1858 : déportation asiatique d'origine chinoise, puis 1868, indochinoise.

Les derniers déportés africains vers la Martinique en 1894, furent le roi BEHANZIN d'Abomey et sa suite qui résistèrent à l'invasion française du Danhomey.

Début migration syrienne en 1898.

Des amérindiens du Canada (des Nations Panis) ont été déporté vers la Martinique et la Caraïbe et réduit en esclavage dans les années 1730. En 1739, le 02 mars, une ordonnance interdit la traite et l'esclavage des amérindiens dont les nations ne sont pas en guerre avec la France.

En
1699, le premier mélano indien d'Inde (originaire de Surat) est vendu comme esclave en Martinique, il réussit à se faire déclarer libre en 1712. En 1718 un mélano indien de Ceylan se marie en Martinique. …

En 1788, curieusement (sans doute toujours dans la confusion originelle euro-centrique de C.COLOMB : « Indes Orientales et/ou Indes Occidentales »), en s'appuyant sur l'ordonnance esclavagiste française précitée du 02 mars 1739 relative aux amérindiens, un mélano indien nommé MOUTOUZANI, né à Pondichéry en Inde, déporté et réduit à l'état d'esclave en Martinique, réussit à se faire déclarer « libre et affranchi » par le « Conseil Souverain » des colonialistes français.

2003 après JC est donc l'année du 150ème anniversaire du début de la déportation massive de mélano indiens vers la Martinique directement de l'Inde.

[1]



[1] Sources données historiques :
« Etudes historiques et statistiques sur la population de la Martinique » St Pierre 1850 de RUFZ
« Les origines de la population martiniquaise au fil des ans (1635-1902) » de B. DAVID

 

 

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Zone de Texte:  Crimes contre l’humanité !

 

La réparation face à l’anti mélanisme !

 

 

 

 

 

 

Avant le code Noir, produit par la loi française dans sa logique de gestion du pillage du monde extra-européen, avant 1685 donc, alors que la 1ère guerre mondiale générée par le colonialisme européen, faisait ravages, esclavages et génocides, aux Amériques, en Afrique, et singulièrement dans des colonies tropicales sous administration française (Louisiane, Saint Domingue, Guadeloupe, Martinique, …), des ressortissants leucodermes venus d’Europe ont fait métis, quelque fois même dans le mariage légal, avec des amérindiennes, des déportés d’Afrique, réduits à l’esclavage.

Après 1685, depuis le code Noir donc, certains ressortissants d’Europe ont naturellement continués dans cette univers esclavagistes anti mélanistes et anti femme à faire métis ; les uns (certainement minoritaires) consciemment en lutte contre le système ou  simplement naturellement par amour de la femme, et d’autres dans un rapport d’homme blanc dominant, suprême, pour ne pas dire de zoophilie ;

 le code noir qualifiant l’être noir africain réduit à l’état d’esclave en « meuble », objet ; objet certes, mais animé, quand même vivant pour être « nègre »,  tel un « animal sans âme » !

La femme blanche étant bien entendu interdite de rapport avec l’homme noir ; le couple et la progéniture d’un tel cas de figure étant condamné à la mort dans le principe du code Noir. (Voir film « Mandingo ») Ces lois racistes du Code Noir fonctionnent en considérant le pouvoir du sexe des non blancs, leur force à métisser, et singulièrement ce pouvoir des mélanodermes africains, des hommes mais plus encore des femmes, comme étant une arme de destruction des blancs européens, sous entendu de destruction de leur prétendue « race » ou mieux de leur  espèce  d’homme (homo Sapiens sapien) qui se fusionnerait avec des sous espèces d’hominidés.

Les laboratoires européens d’exercice de la prétendue suprématie blanche de par le monde et singulièrement en pays Zoulou, celui de l’Afrique du Sud, sont révélateurs de l’ampleur de l’entreprise certainement vouée à l’échec,  pour chercher survie des leucodermes européens minoritaires et en régression ; c'est-à-dire pour tenter de juguler la fusion naturelle entre personnes de même espèce, toutes d’ascendances africaines, certains (la minorité) ayant des ascendants qui coincés en Europe, entre les Caucase et les Pyrénées ont subis le climat froid de la dernière glaciation  provoquant une déficience quant à leur bas taux de mélanine, et les autres (majoritaires) à plus forts taux de mélanine ayant des ascendants ayant  vécus la dernière glaciation en milieux et climats équatoriaux, tropicaux, et mêmes tempérés.

 

 Le code Noir français (quelque peu différent du « code noir espagnol ») dans la pure logique de l’anti mélanisme et de « syndrome néanderthalien », est alors venu tenté d’interdire métissage naturel entre homo Sapiens sapien ; Le colonialisme, le  racisme et l’esclavage des non blancs a été codifié par la France ; ces textes de lois existent, ils sont gravés et archivés dans l’histoire de l’Humanité, et sont lisible aujourd’hui tels des preuves et objets des crimes contre l’Humanité ; mais plus largement l’impérialisme européen implique surtout  des conséquences déterminantes pour le devenir de l’humanité. Les projets racistes antimélanistes, en cherchant à détruire les non blancs s’attaque à eux-mêmes et menace l’humanité.

(voir site www.wasadugu.org partie relative au SIDA et  projets de l’apartheid en Afrique du Sud).

Formellement, pour ce qui concerne sa partie « organisation du travail des nègres », le code noir a été abrogé à force de rebellions et révolutions anti esclavagistes, puis anti colonialistes. Mais sa partie qui structure l’économie mondiale, le rapport colonies, néo colonies, ou anciennes dépendances extra européennes (Indes, Amériques, Afrique, …) avec le prétendu « centre » , la dite « vielle Europe », toujours fonctionne en « métropole » des colons européens, militairement,  physiquement présents ou pas aujourd’hui dans le mode extra européen.

 L’exigence de réparation de ces crimes contre l’humanité s’inscrit dans la perspective d’un nouvel ordre mondial débarrassé du racisme, du seul racisme actuellement opérationnel capable de détruire l’humanité. Cette réparation est selon nous impérative pour l’existence même de l’humain, mais encore pour l’écologie même et la vie sur la planète terre.

Zone de Texte:  maatikaba.index.doc
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           Des  décrets d’abolitions français sont venus abolir l’esclavage. Ces textes d’abolitions même rédigés par des révolutionnaires anti esclavagistes conservent l’état d’esprit antimélaniste ; Dans la procédure et les principes juridiques même, les seuls faits que ce soient des décrets et non des lois qui soient venues abolir l’esclavage, démontre quant au fond qu’il s’agissait d’une modification des lois qui organisaient et organisent toujours le pillage et l’exploitation du monde extra européen, au profit de l’Europe et de la prétendue « suprématie blanche ».

     Car en droit français par exemple et en principe, seul une loi peu venir abroger une autre loi ; en l’occurrence concernant l’esclavage et ses textes de lois et ordonnances contenus dans le fameux code noir, aucune loi française  proprement dite n’est venue abroger les lois du code noir, ni  en 1794 puis1848, ni après.

151 années après, en 1999, cyniquement, tel un rite expiatoire, une loi française vient reconnaître les génocides, l’esclavage et la déportation massive transatlantique d’enfants, de femmes et d’hommes, comme étant crimes contre l’humanité ; sans reconnaître logiquement l’exigence de réparations de ces mêmes crimes et de leurs conséquences dont sont victimes des personnes d’ascendances amérindiennes et africaines .

 

Suite à ce décret  français de 1848 d’abolition de l’esclavage, il y eu continuité de déportations vers l’Amérique et ailleurs d’africains, d’asiatiques, d’Indiens d’Inde, … pour la bonne marche de l’économie européenne aux colonies ; il y eu comme prévu par le texte du décret de 1848 en son article 5 , dédommagement par l’Etat français des anciens propriétaires d’esclaves, réparation pour les esclavagistes tels des victimes qui ont perdus leurs propriétés, leurs « meubles », leurs « nègres », leur esclaves. Et surtout continuité voire amplification de l’acte colonial ; le partage du monde extra européen ;  partage de l’Afrique en 1915 à Berlin (Europe) entre puissances anti mélanistes.

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Photographies donc !

Bien après 1848 :

Sévices du fouet, …

Décapitations, …

Captures, …

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Depuis singulièrement en Martinique, ces anciens propriétaires d’esclaves possèdent toujours fondamentalement la terre, maîtrisent la quasi totalité de l’économie (l’import /export) ; La Martinique est telle comme jadis une vaste « Habitation » où les descendants d’esclaves sont devenus « travailleurs » aux ordres d’autorités constituées essentiellement d’européens. L’apartheid, la « justice coloniale », ou « justice de races », c’est à dire l’injustice y font rage.

 

Comment ignorer les conséquences de pratiques criminels codifiées séculaires non réparer, dont sont victimes les personnes d’ascendances africaines, amérindiennes, dravidiennes d’Inde, … le caribéen martiniquais par exemple :

 

Citons Suzanne ROUSSI épouse CESAIRE (Aimé) , extrait d’un texte intitulé « Malaise d’une civilisation » paru dans la revue Tropiques en 1942.

« (…) Donc le martiniquais est typiquement éthiopien. Dans les profondeurs de sa conscience il est l’homme plante, et s’identifiant à la plante, son désir est de s’abandonner au rythme de la vie.

Cette attitude suffit elle à expliquer son échec dans le monde ?

Non – le martiniquais a échoué parce que, méconnaissant sa nature profonde, il essaie de vivre d’une vie qui ne lui est pas propre. Gigantesque phénomène de mensonge collectif, de « pseudo morphose ».

Et l’état actuelle de la civilisation aux Antilles nous livre les conséquences de cette erreur.

Refoulement, souffrances, stérilité. Comment, pourquoi, chez ce peuple hier esclave, cette méprise fatale ? Par le processus le plus naturel, par le jeu de l’instinct de conservation.

Rappelons que, ce que le régime de l’esclavage interdisait au premier chef, c’était l’assimilation du nègre au blanc. Quelques ordonnances ; celle du 30 avril 1764, interdisant l’exercice de la médecine aux nègres et gens de couleur, celle du 9 mai 1765 leur interdisant le métier de clerc de notaire, et la fameuse ordonnance du 9 février 1779i tt formellement aux nègres de porter des vêtements identiques à ceux des blancs, exige respect et soumission pour « tous les blancs en général », etc.

Citons encore l’ordonnance du 3 janvier 1788 qui obligeait  les hommes de couleurs libres « à prendre des permis pour travailler ailleurs qu’à la culture ». On comprendra dès lors que le but essentiel soit devenue l’assimilation. Et qu’avec une force redoutable s’opère en son esprit la désastreuse confusion : « libération égale assimilation ». »

 

Note : à lire aussi l’ouvrage de la martiniquaise Mickaëlla PERINA , « Citoyenneté et sujétion aux Antilles francophones, post-esclavage et aspiration démocratique ».

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  «  ERNEST RENAN 1823 – 1892, Le racisme fait autorité

Ecrivain et historien français du 19ème siècle, Ernest Renan est connu pour son influence sur les idées de la IIIème république, et pour le concept de nation qu’il immortalisa en ces termes : Un plébiscite de tous les jours. Pourtant, en ce 19ème siècle qui escalade la barbarie esclavagiste négrière pour enfourcher celle de la colonisation, il n’est pas trivial de connaître la position de Renan dans les ouvrages de vulgarisation. Ce n’est d’ailleurs pas que pour Renan que cet oubli construit veut nier ou au moins dissimuler la contribution des élites françaises et européennes à l’impérialisme occidental. Peut-être n’y a-t-il pas une renonciation convaincue aux bénéfices multiples de l’oppression raciale…

Propagandiste de la colonisation, Renan fut très versé dans les questions de suprématie raciale et de sang avec une prétention scientifique évidente. Le 26 juin 1856, il répond à Arthur de Gobineau auteur de l’emblématique Essai sur l’inégalité des races humaines [1853] qui a été le livre de chevet du racisme scientifique depuis le 19ème siècle. Son argumentation souscrit clairement à l’anthropologie physique, la hiérarchie de sang étant responsable des aptitudes des peuples à prospérer : …Mais c’est qu’en réalité, une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d’un peuple suffit pour l’ennoblir, au moins quant aux effets historiques…

Pour ce qui est de l’échelle des races humaines pour celles qui ont l’heur de mériter le qualificatif d’humain, l’écrivain, historien et penseur est péremptoire : …En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l’immixtion aux grandes races ne ferait qu’empoisonner l’espèce humaine…

Renan apparaît comme un défenseur de la raciologie, de la hiérarchie entre les peuples basée sur les critères physiques, de noblesse de sang, de supériorité de la race blanche, race de conquérants. Racisme et apartheid sont les résultantes sociale et idéologique d’une telle posture intellectuelle.

Ce qui est caractéristique du racisme français, européen plus généralement qui reproduit sa structure invisible, c’est le travail quotidien réalisé par toute une armée de négationnistes plus ou moins conscients. Comment faire pour expurger des textes les plus connus des auteurs faisant autorité leur contenu raciste, colonialiste, négrier ? Est-ce par hasard si les passages ambigus, corrompus par l’idéologie raciste disparaissent quasi-systématiquement des extraits de journaux, de textes considérés comme majeurs, des citations historiques.

Ce travail là dépasse largement les auteurs incriminés disparus pour la plupart, il incombe aux générations actuelles, élites et aspirants qui effacent les traces de leurs aînés laissées sur les chemins de la discrimination raciale. Se faisant, ces nouvelles figures de proue se rendent complices des crimes intellectuels antérieurs et se lient avec des idéologies qu’elles ne partagent pas nécessairement mais dont elles se solidarisent au point d’en être les abris et sécurités inespérés.

On comprend qu’il soit difficile d’aborder la question raciale en France notamment quand pour les auteurs anciens, autorités encore respectées sinon vénérées, aucun travail de deuil n’a été envisagé pour consacrer réellement la fin des idéologies raciales et de leur clandestine survivance voire prégnance quotidiennes.

Ainsi se reproduisent des attitudes et habitudes de discrimination, d’exclusion raciales restées suspendues dans la société qui se ferme les yeux, réfugiée dans un silence qui autorise la chasse à la race sans la voir -la reconnaître- et donc incapable de la dénoncer. Cela est vrai de l’odeur et du bruit d’un Chirac, de l’expression Colombey-les-deux-Mosquées d’un de Gaulle, ou du génocide sans importance d’un Mitterand parlant du Rwanda à propos duquel son mandat fut pour le moins assombri…

 

Lire Jaques Morel, Calendrier des crimes de la France outre-mer, L’esprit frappeur, 2001   »


Pierre Prêche

 

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Ecocide, génocide en Martinique !                                                  




 

 



L’envahissement européen bat son plein et l’espace naturel et rural martiniquais se réduit à mesure que la ressource naturelle en eau potable, le patrimoine biologique naturel floristique et faunistique disparaissent ; Ce fait d’écocide en milieu insulaire et ses conséquences se déroule bien entendu au détriment du peuple martiniquais menacé dans son existence même ; cette grave menace de disparition du peuple caribéen martiniquais peut être qualifiée dixit Aimé CESAIRE de « génocide par substitution » d’un peuple dont les droits nationaux ne sont pas reconnus ; Ecocide, génocide donc pour le peuple martiniquais qui vit des jours et nuits sous verrou colonial, dans l’injustice, « l’apartheid » ou encore la « palestinisation ».

Ecocide, génocide : le «beau pays» Martinique n’étant pas extensible, ayant déjà du mal à prendre en compte l’habitat de sa population autochtone défavorisée et en perte quant au nombre de ses naissances, ne peut écologiquement accueillir, sinon périodiquement et graduellement en touristes, des ressortissants européens.

Qu’il soit bien compris, que nous entendons par ressortissants colons européens, ceux là mêmes qui s’estiment et s’acceptent « métropolitains » ; par définition « hors de leur métropole » européenne c’est à dire « aux colonies », conscients ou non de leur méfaits coloniaux ; rares sont donc les ressortissants européens anticolonialistes qui rejettent, pour vivre aux Amériques, le qualificatif de « métropolitains » à leurs égards. Aussi des ressortissants européens résidents en Martinique, contrôlent et occupent en permanence le territoire martiniquais au prétexte de se retrouver dans un «département outre mer» de leur «métropole», un prétendu «département» qu’ils espèrent vaille que vaille égal aux autres : « comme en métropole ! », malgré une mise hors « comptabilité nationale française » des pseudo départements puisque hors de la dite « continuité territoriale » de 1946 à 1998. Il semblerait que certains, depuis 1998, veulent faire sauter l’atlantique, amplifier le mensonge géographique et culturel ! Mensonge des Amériques du Sud et du Centre prétendues « Amérique Latine » au mépris de l’Amérique Amérindienne et de l’Amérique Africaine ! Mensonges et falsifications coloniales qui font dire que des îles de la Caraïbe ou la Guyane se trouve en Europe, sont l’Europe ! Martinique , Guadeloupe, Guyane, terres amérindiennes spoliées par l’Etat français ; terre guyanaise continentale majoritairement « propriété » de l’Etat français ; terre martiniquaise majoritairement « propriété » de békés, héritiers des colons européens esclavagistes dédommagés en 1848 par l’Etat français (article 5 du décret de leur abolition de l’esclavage).

Qu’il soit bien entendu que l’Etat français reconnaît ces faits d’écocides dans ses colonies, quand bien même ces faits sont pour une grande part conséquences de sa politique historique de spoliation, d’exploitation, de pillage, d’invasion, d’occupation moderne par de nouveaux colons européens, couplée d’une stratégie de migration vers la France des colonisés (BUMIDOM) ; pour preuve les récents propos concernant « l’outre mer » relatif à l’introduction dans la constitution française du droit de l’Environnement, et les rapports de UICN (International Union for Conservation of Nature and Natural Ressources) : La menace sur la biodiversité est réelle, le concept de développement durable proclamé implique bien les notions de seuil de tolérance écologique, d’autant plus en milieu insulaire ; la déforestation, l’urbanisation galopante menacent bien les équilibres, dont celui de l’hydrologie, et donc de la ressource en eau potable.

Mais ce même Etat français dans sa vision politique eurocentrique raciste (anti-mélaniste) séculaire prétend protéger l’environnement, sauvegarder les espaces et paysages naturels, la faune et la flore de pays non européens tout en ignorant l’existence de peuples indigènes, autochtones issus des déportations et de l’esclavage ; cyniquement cet Etat français, jadis esclavagiste, perpétue ainsi sa mise hors humanité de peuple non leucodermes, non européens. Le cas de la Guyane sous domination française illustre mieux encore cette politique coloniale de l’Etat français, de mépris pour les populations et peuples non européens ; privation politique des droits de circulation et de maîtrise des voies fluviales en Guyane ; privation politique de maîtrise par les élus du peuple martiniquais du territoire maritime de la Martinique, 6 fois plus grand que son territoire terrestre.

Que représente cette pression humaine coloniale supplémentaire sur le milieu insulaire martiniquais ? Combien sont les ressortissants ou colons français prédateurs d’espaces en Martinique ?

Leur institut d’études économiques et de la statistique nationale française, l’INSEE prend soin de nous renseigner sur le nombre de martiniquais(es) résidant en France dans leurs publications ; Mais bien évidemment nullement concernant le nombre de colons français en Martinique.

Nous sommes alors amenés sur la base de leurs chiffres (année 2000) à déduire cette donnée qui nous intéresse concernant l’invasion européenne de notre pays. Pour se faire nous devons tenir compte des chiffres indiqués pour le solde migratoire selon le lieu de naissance , et singulièrement de ce solde migratoire pour les personnes nées en Europe (France) immigrants en Martinique. Soit 8,4 milliers entre 1974 et 1982, et 10,1 milliers entre 1982 et 1990.

Un premier constat est le fait que ce solde apparent des entrées-sorties avec la France a connu une forte progression depuis les années 1974-82 à 1982-90. Fait matériel visible pour tout un chacun des martiniquais observant chaque jour le contenu des avions débarquant sur l’aéroport du Lamentin.

Ce fait statistique du solde migratoire de la France vers la Martinique et l’évolution de la population de la Martinique nous confirme que les infrastructures et logistiques que sont les ports et aéroports aux colonies profitent bien logiquement au crime colonialiste. Fait reconnu en page 28 d’un document de l’INSEE « Tableaux économiques régionaux Martinique 2000 », dans la colonne « Définitions » il est affirmé laconiquement « (…)La mesure des migrations dans les DOM est très délicate car les mouvements sont nombreux avec la métropole (la notion de frontières et absence) »

Il va s’en dire que la délicatesse est fonction de la coloration épidermique des populations, et qu’il est prétendument moins délicat d’évaluer des personnes mélanodermes d’origines tropicales dans un milieu leucoderme d’un pays tempéré, la France, que de chercher à évaluer des personnes leucodermes originaires de pays tempérés dans un milieu mélanoderme d’un pays tropical, la Martinique. Quant au contenu de la parenthèse, où l’on cherche à contredire la vérité énoncée par la géographie même du caractère insulaire de notre pays américain caribéens et nier l’existence d’un océan atlantique, en affirmant cyniquement et fautes à l’appui (sans erratum !) : « (la notion de frontières et absence) », que nous avons corriger par « (la notion de frontières est absente) » ; nous devons ici bien relever qu’il s’agit pour ces statisticiens français d’une part :

- de chercher à se trouver en corrélation logique avec leur concept de pseudo « département d’outre mer » ou « région outre mer » de l’Europe ;

- et d’autre part de chercher à justifier la non diffusion du calcul du nombre de colons français occupant la Martinique ; car si « la notion de frontières est absente », pourquoi alors livrer à contrario les chiffres concernant le nombre de martiniquais vivant en France.

Ces chiffres étant donnés pour les années d’avant 1990, vu le renforcement de l’arrivée de français entre 1990 et 2003, nous avons déduit «et évalué aujourd’hui en terme de tendance le nombre de colons français rapporté à la population de la Martinique à près de 10% (évaluation similaire à celle de la situation d’envahissement de la Guadeloupe) ; soit près de 40 000 colons français occupant la Martinique sur une population de 381 000 habitants. Soit l’équivalent de 1/10ème de la population en Martinique. Ce nombre de français augmente plus vite que n’évolue le peuplement naturel martiniquais.

En guise d’éléments pour comparaison et analyse :

En 1638, il y aurait moins de 2000 kalinas (amérindiens), près de 1000 Noirs africains (personnes déportées et/ou issues de la déportation puis réduits en état d’esclaves et « marrons ») vivant en Martinique, moins de 1000 Blancs européens. « En 1656, le marronage est très important. C’est l’une des raisons qui amènent les français à conquérir la Capesterre (côte est nord est) en 1658 » (extrait de « Mémoires de la société d’histoire de la Martinique n°3 », 1973 de B. DAVID). Il est alors à l’origine du peuple qui aboutira aux martiniquais, une alliance amérindienne-africaine de résistance à l’oppression esclavagiste française ; Des métis ou « Caraïbes Noirs » , Karifuna à l’instar de ceux de Gwalamarka (Saint Vincent), ont pris naissance en Martinique.

En 1664, date d’un premier recensement en Martinique, une année avant la promulgation application du « Code Noir » ( recueil des textes juridiques français organisant la déportation des africains, l’univers concentrationnaire esclavagiste aux Amériques, le pillage, l’exploitation des terres amérindiennes spoliées), on compte 2 720 mélanodermes africains américains, pour 2703 colons leucodermes européens.

En 1683 : 10 600 africains américains, pour 4 485 colons ou békés européens.

En 1699 : 13 898 africains américains, pour 6 252 békés européens.

En 1715 : 27 739 africains américains, pour 8 900 européens.

En 1742 : 64 898 africains américains, pour 16 071 européens.

En 1790 : 89 738 africains américains, pour 11 171 européens.

En 1848 : 111 815 martiniquais caribéens, américains d’origines africaines. « En 1848, on comptait 9 542 personnes d’origine européenne. Au mois de mai de cette année, au moment des troubles qui accompagnèrent l’émancipation, un certain nombre de blancs, particulièrement à Saint Pierre, où beaucoup résidaient, et au Prêcheur, s’enfuient précipitamment à Porto Rico et à la Nouvelle-Orléans. » (extrait de « Mémoires de la société d’histoire de la Martinique n°3 », 1973 de B. DAVID).

Suivirent les migrations forcées des colonisés mélanodermes dravidiens d’Inde, et ceux encore d’Afrique dits « Congo », puis chinoises à compter de 1853.

En 1870 : 135 910 martiniquais, pour 17 324 békés et européens.

Puis en 1898, vinrent les migrations de colonisés du Moyen Orient (Syriens, Libanais, Palestiniens).

Avant 1902, l’on comptait 194 242 martiniquais d’origines non européennes, pour 9 539 colons d’origines européennes. L’éruption de la Pelée en mai 1902, « (…)plus de la moitié de la population blanche, dit-on communément, disparut dans la catastrophe. », soit près de 5000 colons européens.

(Données statistiques extraites de « Annales des Antilles : les origines de la population martiniquaise au fil des ans (1635-1902) ».)

En début de XXème siècle, les colons français représentaient en Martinique 1/36 de la population totale ; soit un peu plus de 2% des habitants. En un siècle, ce pourcentage d’occupation de français en Martinique, de non martiniquais d’origines européennes, est passé de 2% à 10%. L’accélération de cette proportion s’est déroulée dans ces 35 dernières années de pseudo « départementalisation ».

La définition des statisticiens français du « martiniquais vivant en France » : « originaires de Martinique résidant en métropole » ; bien que formulée en des termes colonialistes eurocentrés, cette définition est quant à sa réalité partagée par nous mêmes anticolonialistes, d’un point de vue purement statistique.

« Originaires : sont désignés comme tels au recensement :

- toutes personnes qui sont nées en Martinique et qui ne sont pas « enfant d’une famille » (leur pays d’origine se confondant avec leur lieu de naissance) ;

- les « enfants des familles », quel que soit leur lieu de naissance (métropole, DOM TOM, étranger), dont le père et/ou la mère est né(e) en Martinique. (…) Les « enfants » ainsi définis reçoivent la Martinique comme origine, si leur père y est né, ou à défaut leur mère si le père n’est pas né en Martinique ou ne vit pas avec l’enfant. » (p.40 « Tableau économiques régionaux Martinique 2000 », INSEE).

Que nous traduisons de notre point de vue caribéen par :

Sont ressortissants caribéens martiniquais vivant outre mer atlantique en France :

- toutes les personnes qui sont nées en Martinique et qui n’ont ni mère, ni père étranger(e) à la Martinique : autre américain(e) et caribéen(ne), africain(e), français(e) et européen(ne), asiatique, …

- les enfants de familles martiniquaises, quel que soit leur lieu de naissance dans le monde (Caraïbe, Amérique, Afrique, Europe, Asie, …, dont le père et/ou la mère est né(e) en Martinique.



Ainsi il y a un nombre total de martiniquais, constitué par la somme X (le nombre de résidents en Martinique diminué du nombre de colons français occupant la Martinique) + Y (le nombre de martiniquais vivant en France) + Z (le nombre non estimé de martiniquais vivant hors France et hors Martinique) ;

soit » 381 000 - 40 000) + 110 000 + … = 451 000 martiniquais(es)

C’est sur la base des chiffres et informations statistiques de l’INSEE qu’un rapport de Martine Aubry alors ministre française de la solidarité en 1997, avoue concernant « la situation démographique des DOM, les migrations avec la métropole et l’étranger » :

p.37 « L’émigration des jeunes s’est ralentie et les retours restent nombreux ; les arrivées de métropolitains et d’étrangers sont en hausse. (…)»

p.53 « Les métropolitains ont plus souvent un emploi que les natifs dans les DOM » ; il est indiqué que la part des emplois créés globalement dans les « DOM » entre 1982 à 1990 est occupé pour 25% en Martinique et en Guadeloupe par « des personnes nées en métropole » ; C’est à dire que moins des 10% que constitue la part des colons français en Martinique occupent au moins 25 % des emplois générés dans le pays. Emplois comme nous le savons d’administrations (judiciaire, scolaire, …, de contrôle militaire, de gestion économique, de commande de la colonie Martinique, mais encore aujourd’hui emplois dans tous les secteurs et à tous les niveaux de qualifications.

P.56 « A niveau de qualification égal, les natifs des DOM trouvent plus difficilement du travail que les métropolitains » ;

p.58 « Les métropolitains sont plus favorisés qu’en Métropole et que les natifs des DOM sont défavorisés dans les DOM et en Métropole. ».



Ces propos et chiffres sont à méditer par tous ; pour notre part nous plaidons pour un maximum de pertinence et réaffirmons que :

tant qu’il existera dans nos esprits le mensonge et la falsification coloniale, c’est à dire tant que nous colonisés persisterons à ne pas remettre en question ces concepts, principes, normes et repères spatio-temporel franco-européo-centrés qui s’expriment au travers de vocables inoculés tels : « métropole », « métropolitain », « département », « DOM » ou « région outre mer », « ultra périphérie », « continuité territoriale », « saison d’été », … ;

tant qu’il sera question d’accepter de nous définir en fonction de l’autre colon européen selon ses normes imposées ; l’autre colon qui sécrète une idéologie raciste, l’anti-mélanisme.

tant qu’il s’agira encore de confondre nos nations américaines caribéennes à celle de la France ;

tant que nous n’affirmerons pas l’exigence du droit aux Réparations relatives aux crimes contre l’humanité imprescriptibles constitués par la spoliation, les génocides des amérindiens, les déportations et l’esclavage des africains aux Amériques ;

notre peuple martiniquais caribéen américain se verra miné et menacé dans son existence même, condamné au non développement ; cela n’est point seulement une question de sémantique ; mise en garde et dénonciations doivent être lancés aux colonisés, pseudo gestionnaires de la colonie, promoteurs de projets pathologiques et suicidaires dans le cadre constitutionnel français.



déviré pa anlè !

 

 

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                                                       2003 : Manifestation dans la capitale de la Martinique