
Histoire de l’humanité

Chronologie de l’épopée humaine !
L’émergence de l’homme moderne (homo Sapiens sapien) est un évènement terrestre récent qui a conclu une longue et complexe diversification évolutives des humains liée aux conditions et changements climatiques (sécheresses, glaciations).
L’Afrique est le centre d’où ont émergé de
nouvelles lignées d’hominidés.
En dehors du continent mère africain, des développements évolutifs ont eu lieu à la fois en Europe, au Moyen et en Extrème Orient (homo Erectus en Asie, mutations adaptation au froid de l’homo Néanderthalensis en Europe) ; mais ces développements évolutifs concernaient des populations qui non seulement avaient été engendrées, mais qui avaient également fini par être supplantées par des émigrants venus d’Afrique.
Ce continent éthiopien n’a cessé de produire des vagues successives d’émigrants vers toutes les régions du monde. Vers les quatre autres continents, vers donc « les cinq continents » symbolisés ici tel un calice de lotus à cinq branches, en bout d’évolution de l’unique espèce humaine ; Cette représentation schématique du lotus exprime encore le fait de diversifications adaptations de phénotypes humains. Expression encore d’une humanité diversifiée en permanent métissage avec ses variétés de taux de mélanine et kératine. Taux de mélanine qui détermine le niveau d’adaptation des individus à la vie en situation terrestre d’exposition aux rayonnements du soleil.
« Bwa brilé »
est l’expression en langue ka (kréyòl)
chantée par l’artiste caribéen martiniquais
Eugène MONA, qui fait référence comme pour le
hiéroglyphe qui définit le peuple
africain de l’Egypte antique,
au noir du charbon de
bois brûlé par le feu, aux peuples noirs(les kémt) :
Ceux qui sont bronzés par, et qui vivent
sous, le divin soleil (Ra).
« Non nou sé bwa
brilé, tjè nou pa diféran »
Une autre
chanson martiniquaise du groupe Malavoi de Paul
ROSINE nous dit :
« Solèy ou sé lavi nou,
… »
Un slogan
des écologistes martiniquais de l’ASSAUPAMAR résumant
un fondement de la règle en écologie :
« Tè sé Bwa,
Bwa sé Dlo,
Dlo sé Lavi »
En fait Eugène MONA et les écologistes de l’ASSAUPAMAR
reprennent des principes et concepts de base qui régissent
L’eau , Dlo,
« manman Dlo »,
matrice principale de
Le Végétal (Bwa),
la plante est intimement liée à cette Eau et cette Terre vitales. Osiris, dieu
végétal, peint en vert dans les hiéroglyphes, capable de résurrections
perpétuelles, manifestation de Ankh (vie harmonieuse et éternelle).
Tout moun sé moun / Tout
Pèp sé Pèp
Chimen divini limanité
Nécessaires repères
dans le temps et l’espace
pour combattre l’ anti -mélanisme


Fin pré –histoire Apparitions de
premières formes d’écritures en Afrique et
au Moyen Orient, puis Asie, … - 5 000
ans Civilisation
africaine de Nubie sur rives du Nil
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_ 8 000 ans Migrations par mer de dravidiens d’Ethiopie vers
l’Inde.
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Origine unique africaine
Humanity Humanité humanidad moun
Les
principaux types humains décrits par des africains
dans
l’Egypte pharaonique
En page de
garde de « Nations Nègres et
Culture » (3ème édition de 1979) par Cheikh Anta Diop
Clichés pris et extraits des fresques du tombeau de Ramses
III (vers – 3200 ans)
Au centre (avec les indications par des écrits hiéroglyphiques signalés
par nous en tracés rouge) deux africains franchement mélanodermes ou deux kémt, l’un représentant l’Egyptien : Remetou ; et l’autre : Nehesiou
représentant le Nubien des pays au sud d’Egypte.
Ces deux africains se distinguent des deux autres types humains ;
celui des deux indo-asiatiques (à droite) , « les jaunes » ouTemehou ;
Et (à gauche) les deux leucodermes
les Anou, les indo européens dit Sémites.
Cheikh Anta Diop
projeta ces écrits et images à la face des falsificateurs d’histoire, face à
tous ceux colonialistes et anti mélanistes,
qui vainement cherchent à extirper l’Egypte de son contexte naturel et culturel
du Nil et d’ Afrique.
Anti mélanisme : seul racisme actuellement opérationnel dans le monde, qui nie et falsifie le schéma ci-dessus de l’épopée de l’unique espèce humaine ; anti mélanisme qui décrète l’existence de races en proclamant une prétendue « suprématie blanche », une hiérarchie fondée sur le degré de mélanine et les différences de phénotypes ; Qui génère l’idée d’un ou de « peuple(s) élu(s) ».
Nous préférons le terme anti mélanisme à tout autres tels « anti kémitisme », « anti sémitisme » … qui entraînent confusions et dérives par restriction aux seules dimensions culturelles, mythiques et religieuses judéo musulmano chrétiennes, dans le combat pour notre salut commun de sauvegarde de l’humanité ; Sém, Kam (ou Cham) étant personnages bibliques.
Le concept de lutte contre l’antimélanisme, pour une qualification pertinente du racisme qui décrète la prétendue « suprématie blanche », se veut universel et donc relatif à l’humanité toute entière, ouvert à toute les cultures du monde.
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La prétendue « xénophobie » du colonisé vivant sur son propre
territoire ancestral ou national, dans son pays occupé par le colon étranger
n’est certainement pas la xénophobie (peur de l’étranger) du colonialiste
vivant sur le territoire de sa métropole.
En clair la peur de disparaître, le fait de vivre et connaître le
génocide du peuple auquel un colonisé appartient, la phobie de l’invasion de
son pays déjà occupé militairement, culturellement, administré politiquement et
économiquement par l’autre, ne peut pas être comparable à la véritable
xénophobie forcement raciste du colon vivant en tout puissant dominateur et
exploiteur dans sa métropole ou ailleurs.
Cette peur ne peut, par définition même, être fondé chez le colonisé
sur l’idéologie raciste ; car ce colonisé est lui-même victime en permanence du racisme du
colon qui l’infériorise ; et en aucun cas ce colonisé ne peut se croire
supérieur à son colonisateur, sinon dans l’absurde, ou folie de
l’aliénation, de l’ auto dénigrement, ou plus grave de
l’ autophobie.
Ces données de rapport entre colons et colonisés, mieux entre colons
européens et colonisés non européens, sont encore plus vrais dans les cas de
colonies post esclavage de personnes non blanche, plus encore d’ascendances non
européennes, singulièrement africaine.
Par contre la peur de disparition, cette xénophobie du colonialiste européen vivant dans sa
métropole en Europe, ou encore en Nord, Centre et Sud Amérique, Australie, Sud
Afrique, et Palestine, est fondamentalement et par définition raciste ;
Elle est plutôt en Europe, phobie de fusion avec le migrant non blanc venu des
colonies, tel un retour de flamme ; Cette xénophobie découle de concepts
fondés sur des croyances antiscientifiques de l’existence de races, de la
falsification de l’histoire de l’humanité, de la négation de l’unicité de
l’espèce humaine, du mensonge d’une prétendue suprématie blanche, d’un peuple
élu par dieu, …
Cette phobie de disparition chez le colon blanc, cette xénophobie
raciste qui s’apparente telle, une peur
d’être supplanté par l’autre venu du Sud, venu de l’extra Europe, surtout venu
d’Afrique, nous la qualifions de syndrome du néanderthalien.
Des homo pré-sapien migrant d’Afrique vers
l’Europe ont connu il y a moins 100 000 ans une glaciation, entraînant une part
minoritaire d’humains à devenir homo néanderthalien, de phénotype leucoderme
adapté et spécialisé au climat froid du Nord en Europe. Le phénotype de présapiens
s’est éteint, semble t-il d’après la génétique sans s’être métissé au pré
sapiens « Cro Magnon »
(qui lui mutera vers l’homo Sapiens sapien). Le
Néanderthalien s’est éteint malgré une
coexistence sur de mêmes territoires (Moyen Orient) avec l’homo Sapiens sapien. L’homo néanderthalien a été supplanté par des homo
sapiens sapiens venus d’Afrique qui vont eux-mêmes
connaître plus tard une autre glaciation, celle d’il y a 40 000 ans, en Europe
entre les Caucase et les Pyrénées. D’où l’origine de phénotypes leucodermes
d’une part de l’humanité actuelle.
Mais la grande différence entre la première glaciation connue par
l’homo néanderthalien et la seconde connue par l’homo Sapien
sapiens réside dans le fait qu’après cette deuxième glaciation il y a eu
continuité métissages entre homo Sapiens sapien ;
d’où les phénotypes divers, dont principalement le types asiatiques jaunes , …
Mais encore la génétique, comme la linguistique nous informent que cette
extinction du néanderthalien est aussi liée à son inadaptation au langage de
type actuel, n’étant pas pourvu comme l’homo Sapiens sapien
du gène FOXP2, gène identifié comme étant celui du langage commun à tous les
humains modernes. Nous ne disons point ici que le néanderthalien ne possédait
aucun langage, car celui-ci avait très certainement développé un autre type de
langage que celui développé par l’autre Sapiens (« Cro
Magnon ») ascendant direct de nous autres homo
Sapiens sapien.
C’est cette évolution du passé de l’humanité, ce sont ces faits
d’histoire de l’espèce humaine qui sont rejetés par les idéologues européens du
racisme, qui souvent préfèrent laisser planer le doute ou « la difficulté
de situer exactement » les faits, pour atteindre des inepties, au point
que l’on peut, en ces temps de technologies poussées de communications, lire
sur certains sites web (francophones et/ou autres) évoquant une histoire de
l’humanité eurocentrique :
« Il est, encore aujourd'hui,
difficile de situer exactement les origines de l'homme. Les hypothèses les plus
crédibles avancent 5 à 6 millions d'années. Différentes phases d'évolution
marqueront la longue marche vers le statut d'hominidé.
2 caractéristiques fondamentales tendent à valider l'hypothèse d'un
comportement "humain" plutôt qu'animal:
Les archéologues attribuent généralement le
nom d' "homme" à une espèce plus évoluée qui apparaît vers 2 000 000 d'années: l'Homo habilis. qui fabrique les premiers outils de pierre.
De l'homo habilis se développera l'Homo erectus ( de 1 500 000 à 300 000
ans) à qui on doit la maîtrise du feu et le développement d'outils plus
spécialisés.
Cette lente évolution mènera progressivement vers l'homme moderne (300 000 à
100 000 ans), l' Homo sapiens.
L' Homme de Néandertal se
développe, en Europe, de 80 000 à 40 000 ans et évolue progressivement vers l'
Homo sapiens sapiens (30 000 ans) auquel nous
appartenons. »
Extrait d’un site internet
revendiquant une prétendue ascendance néandertalienne des
européens http://www.grics.qc.ca/bips/habb.htm
Les
idéologues et criminels qui ont inventés les races et le racisme veulent
confondre le sort de l’homo néanderthalien avec celui des homo Sapiens sapien actuel de phénotypes leucodermes ; leur notion
de « races » implique l’idée d’une prétendue existence de diverses
espèces d’hommes, en lieu et place de la réalité de la diversité des phénotypes
et génotypes au sein d’une même espèce humaine.
Consciemment
ou pas ces idéologues du racisme cherchent en vain à contredire la logique de
l’histoire de l’humanité, à chercher à empêcher la nécessaire réadaptation par
métissages des homo Sapiens sapien leucodermes aux
conditions climatiques naturelles de la vie terrestre sous notre soleil centre
et maître de notre système.
Le
code noir français qui réglementait les déportations et l’esclavage des non
blancs aux Amériques, qui tentait d’interdire le mariage et la relation
biologique entre mélanodermes et leucodermes, ou encore la terminologie
utilisée pour qualifier les divers phénotypes humains issus de métissages dans
ce contexte colonial, expriment bien cette volonté d’apartheid, de séparations
de l’humanité en plusieurs « races », voir même d’inventer plusieurs
espèces.
Les faits historiques modernes des génocides
amérindiens, aborigènes d’Australie, d’Africains, … d’esclavage des non blancs,
de colonialisme, de sionisme, de baptêmes de contrées déjà peuplées et nommées
par des humains non européens, de partage des colonies entre Etats d’Europe, de
fondations et configurations d’Etats issus de l’impérialisme européen, partout
sur la planète dont les USA, l’Australie, l’Afrique du Sud, Israël, …,
d’organisation d’embargos contre des Etats rebelles à cet ordre raciste, à
l’ordre anti mélaniste,
tels Haïti (hier baptisée Saint Domingue par
l’Europe, et renommée par les rebelles d’ascendances directes africaines du nom
amérindien Ayiti) ; et Haïti encore et Cuba
aujourd’hui , les Etats néo colonies ou colonies, sous administration française
ou autres Etats colonialistes européens, sont bien là pour confirmer cette
volonté de l’Europe de séparer l’humanité en plusieurs espèces d’hommes. Le
baptême des contrées du monde est important, le colon européen dans ses langues
en détient le quasi monopole ; tout
les peuples et nations rebelles à cet ordre anti mélaniste, qui ont rompu ou voulu rompre cette règle du
colonialisme, ont payé et payent le prix fort : Ayiti , Burkina Faso,
Vietnam, … demain Kanaki…
Dans
la colonie en Martinique, sous administration française, citons le bestiaire
conséquence du racisme :
L’Ethiopien
africain , le Kémt est
devenu « nègre » ! L’impérialisme Européen a transformé les
Noirs et baptisés nègres non point comme nouvelle espèce de mammifère, mais
comme « objet vivant ».
Voir
code noir dans extrait article plus bas "Crimes contre l'Humanité")
Le
métis non blanc, franchement mélanoderme, est d’abord en termes péjoratifs
toujours « nègre » ; le non blanc dravidien mélanoderme tamoul
est aussi « couli ». (voir texte « Déportés d'Inde vers
la Martinique depuis 304 ans
Le métis non blanc est
« mulâtre » (étymologiquement du mot mulet) ; ou aussi « chabin »
(étymologiquement du mot « chabri », mouton
aux poils roux du Limousin) : tous issus des croisements « de
l’humain leucoderme européen et de l’animal nègre d’Afrique ».
Le
sang mêlé, métis non blanc est encore « capre »
ou « capresse » (du mot cabri, de l’élevage
des caprins).
Les
colons « békés » français responsables de ce bestiaire raciste, se
sont très certainement trouvés d’après leur propre idéologie en situation de
zoophilie quant il s’agissait de s’accoupler avec celles qu’ils considéraient
comme faisant partie d’une autre espèce que la leur, pour donner « mûlatres, chabins, capres, … »).
Les
esclaves d’ascendances africaines en Martinique ont eux nommés l’esclavagiste,
l’européen qui les opprimait sous le vocable de « béké » qui signifie
au sens premier sans aucun caractère péjoratif ou injurieux, simplement
« homme blanc ».
Béké / bétjé : nom donné par les
africains déportés puis réduits à l’état d’ esclaves
aux colons esclavagistes européens, singulièrement en Martinique. Mot d’origine
africaine ; en mandingue, bé : la couleur blanche, ké
: le masque, tjé : l’homme.
Chez les Ibo du Niger, béké : étranger.
Ainsi
en Martinique, le peuple martiniquais caribéen parmi d’autres peuples issus de
la colonisation, se trouve victime de l’idéologie du racisme, et les nationalistes qui luttent pour la création
d’un Etat caribéen martiniquais indépendant ne sont certainement point
racistes, comme cherche à faire croire les idéologues et propagandistes de
l’Etat colonialiste français et européens dans la lignée des Voltaire,
Gobineau, Bonaparte, Ferry, Renan, Hitler, …
Mais
les faits sont incontournables :
-
la diffusion massive dans le monde d’images laissant
imaginer une omniprésence et majorité d’individus de phénotypes leucodermes est
symptomatique non seulement d’une détermination à manifester la prétendue
« suprématie blanche », mais encore d’exprimer ce que nous qualifions
de syndrome du néanderthalien ; Mais en vérité l’homo Sapiens sapien à faible taux de mélanine est minoritaire et en
régression ; Les inventeurs européens
des races et leurs adeptes anti mélanistes
ont quelque part peur ! non point de disparition, mais de fusion naturelle avec la majorité des homo Sapiens sapien non
leucodermes, à plus fort taux de mélanine. D’où l’invention du racisme, de l’anti mélanisme.
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Nil Afrique, berceau* des mathématiques !
Témoignages des anciens
concernant leurs initiations aux sciences en Egypte.
Que n'avons nous pas
entendu à l'occasion des Jeux Olympiques 2004 après JC à Athènes concernant
(* par « berceau » nous entendons le lieu géographique originel,
chronologiquement le plus ancien qui soit ; car bien entendu bien d’autres
peuples et civilisations d’Asie, d’Amérique et autres ont investigués
Ces JO d'Athènes sont encore là au service de forces européennes d'idéologie
raciste (anti mélaniste :
c’est à dire du racisme à l’encontre des non leucodermes, singulièrement contre
les mélanodermes africains), occasion de falsification, d'amplification du
mensonge et de l'amnésie culturelle générale concernant l'histoire de
l'humanité.
Nous nous proposons ici de rappeler des faits d'Histoires et invitons nos
lecteurs à parcourir les ouvrages de références de professeurs de nos temps
modernes tels Cheikh Anta Diop,
Théophile Obenga, Babacar Saal, Aboubacry Mousa Lam, Ivan Van Sertima, ...
puissent ces propos nous inciter à la recherche de l'information historique
vraie, à la démarche scientifique.
D'abord la définition égyptienne des mathématiques (ou de la mathématique), qui
pour ces africains de l'antiquité pharaonique est la science des sciences qui à
haut niveau se confond avec la philosophie ; cette définition est traduction du
titre même d'un texte célèbre connu sous le nom de "Papyrus Rhind", datant de 1650 avant JC écrit en hiératique
par le scribe Ahmès qui l'a recopié à partir d'un texte hiéroglyphique datant
de 2040 avant JC :
"Méthode correcte d'investigation dans la nature pour connaître tout ce
qui existe, chaque mystère, tous les secrets"
Théophile Obenga nous précise dans son ouvrage
"La géométrie égyptienne. Contribution de l'Afrique antique à
Maintenant, voyons ce que nous disent eux mêmes des savants grecs et romains de
l'antiquité quant à l'origine des sciences qu'ils pratiquent, et singulièrement
concernant Thalès (547 avant JC), un des Sept Sages et Savants de
- D'abord le témoignage de celui qui est considéré comme fondateur du métier
d'historien, Hérodote (vers 484 avant JC) : "C'est en Egypte, à mon avis,
que la géométrie fût inventée, et c'est de là qu'elle vint en Grèce" (dans
"Histoire livre II").
- Platon (347 avant JC) qui est à
- Aétius (100 après JC) écrit dans
"Opinion" toujours à propos de Thalès :"Il étudia la philosophie
en Egypte et revint à Milet (en Grèce) déjà fort âgé."
- Plutarque (125 après JC) historien grec : "Thalès, à ce qu'on prétend,
et Hippocrate de Chios, le mathématicien, ont fait
commerce; et Platon couvrit ses frais de voyage en vendant de l'huile en
Egypte." (dans "Solon"). Encore
Plutarque dans "Isis et Osiris": "C'est, pense t-on pour l'avoir
appris des égyptiens, qu'Homère et Thalès posaient l'eau comme principe et
l'origine de toutes choses."
- Jamblique ( 330 après JC), philosophe qui enseigna à Alexandrie :
"Thalès conseilla à Pythagore de se rendre en Egypte et de s'entretenir le
plus souvent possible avec les prêtres de Memphis et de Diospolis
(Thèbes): c'est d'eux qu'il avait tiré toutes les connaissances qui le font
passer pour sage et savant aux yeux de la foule." dans "Vie de
Pythagore".
- Simplicius (du III ème siècle après JC), philosophe
néo platonicien : "Il (Aristote) expose la théorie de Thalès de Millet qui
disait que la terre repose sur l'eau à la façon d'un morceau de bois ou de
quelque autre chose capable de flotter naturellement sur l'eau. Aristote fait
objection à cette opinion, qui a peut-être plus de force du fait qu'elle est
professée par les Egyptiens sous la forme d'un mythe et que c'est de là-bas que
Thalès avait importé sa doctrine." dans "Commentaire sur le Traité du
Ciel d'Aristote".
-Diogène (III ème siècle après JC), historien grec :
"Il (Thalès) considéra l'eau comme principe de toutes choses (...) On
déclare qu'il découvrit les saisons de l'année et les divisa en trois cent
soixante cinq jours. Il n'eut pas de maître, si ce n'est qu'étant allé en
Egypte il y fréquenta les prêtres." dans "Vie I".
- Proclus (485 après JC), philosophe néo platonicien écrit dans "
Commentaire sur le premier livre des Eléments d'Euclide" : "De même
que la connaissance exacte des nombres prit naissance chez les Phéniciens du
fait des échanges commerciaux et des affaires, de même est ce chez les
Egyptiens que fût inventée la géométrie. Thalès fut le premier Grec à rapporter
d'Egypte cette matière de spéculation."
Il faut s'accorder à reconnaître que les premiers chez les Grecs à avoir
étudiés, à avoir spé####és
et usés de méthodes d'investigation et de philosophie, tels Phérécyde
de Syros, Pythagore, Thalès, Anaximandre de Milet (546 avant JC) qui a établi
les premières cartes géographiques, Anaxagore de Clazomènes (428 avant JC),
Clisthène (considéré comme le père de la démocratie athénienne, Platon et peut
être Socrate, ..., ont été étudiants et élèves des savants africains égyptiens.
Ce sont des générations de savants Grecs, qui dans le cadre du renouveau de
Les Grecs de l'antiquité nommaient les terres du sud de l'Egypte (Haut Nil et
Soudan actuel) :"Ethiopie"; Ethiopie que les Grecs et les Egyptiens
eux mêmes décrivaient comme lieu originel de la civilisation pharaonique. Si
ces Grecs de l'antiquité nous ont légués le mot "Ethiopie", les
Romains en latin la nomination du continent "Afrique", pour dénommer
des terres au sud de
Oui, l’amnésie générale concernant l’histoire de l’Humanité est conséquence de
l’anti mélanisme fondement de l’impérialisme
européen. Pour conclure, et par dérision, rappelons la stupide confusion des
idéologues anti mélanistes
: pourquoi donc occulter que nos «grands Grecs» furent étudiants en Egypte,
alors que dans le même temps l’on se refuse à admettre l’évidence des
phénotypes mélanodermes des grands pharaons, le caractère africain éthiopien de
la civilisation égyptienne ?! Autrement dit si les Egyptiens comme il est
prétendu ne sont point africains, moins ou pas du tout noir, pourquoi donc ne
pas admettre que l’origine des sciences en Europe viendrait directement
d’Egyptiens d’ascendances européennes, franchement leucodermes, ou mieux
pourquoi pas, d’ascendances extra terrestres ? !!!
Martinique Caraïbe 2004
Médju MKBA
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Décoloniser l'Histoire /
nécessaire recherche de pertinence pour la qualification des faits
Déportés
d'Inde vers
1492 : le débarquement
de Christophe Colomb aux Caraïbes Amériques pour le compte du royaume d'Espagne
marque le début de la véritable première guerre mondiale planétaire ; guerre
mondiale de quatre siècles, conflits internationaux qui principalement
opposèrent les puissances impérialistes d'Europe occidentale aux peuples et
Etats nations non européens : africains, amérindiens, asiatiques, … et
attisèrent des conflits intra-nationaux et intra-continentaux en Afrique, en Amérique, en Inde, en
Asie, au Moyen Orient, … et finalement en Europe.
La qualification de « 1ère guerre mondiale » et de « seconde guerre mondiale »
concernant les guerres de 1914 -18 et de 1939 -45, du fait même que des
opérations militaires se soient singulièrement déroulées en territoire européen
et ont entraînées victimes chez des peuples européens, résulte d'une lecture euro-centrée voire raciste (anti mélaniste) de l'Histoire. Une telle lecture de l'Histoire
sous entend la mise hors monde, hors humanité des non européens, des non blancs
ou non leucodermes. C'est dans ce contexte de guerre mondiale planétaire généré
par l'acte colonial de puissances étatiques d'Europe occidentale qu'il y eut
spoliations, exterminations, génocides, déportations - migrations, mise en
esclavage, organisation du travail et du commerce pour le pillage du monde
extra-européen.
Notre Martinique, territoire insulaire caribéen, colonie sous domination franco
européenne, destination parmi d'autres dans l'univers concentrationnaire
esclavagiste en Amérique, étape du commerce triangulaire, synthétise cette
Histoire mondiale :
guerre franco caraïbe, colonisation, occupation européenne, spoliation,
génocide amérindien (Kalina-Arawak), déportation et
esclavage d' amérindiens insulaires.
Déportations (traite) et mise en esclavage de ressortissants non leucodermes,
majoritairement et massivement mélano africains, mais aussi amérindiens, et
déjà mélano-indiens d'Inde.
Conflit intra européen (franco-anglais) de partage de colonies
Déportations migrations esclavagistes intra américaine des noirs d'origines
africaines avant 1848.
Déportations migrations importantes intra caribéenne en 1852, des colonies
anglaises notamment de Trinidad et Barbade vers
1853 : début de la migration déportation massive de mélano indiens
(majoritairement Tamoul Nadu) directement venus
d'Inde vers
Les derniers déportés africains vers
Début migration syrienne en 1898.
Des amérindiens du Canada (des Nations Panis) ont été
déporté vers
En
En 1788, curieusement (sans doute toujours dans la confusion originelle euro-centrique de C.COLOMB : « Indes Orientales et/ou Indes
Occidentales »), en s'appuyant sur l'ordonnance esclavagiste française précitée
du 02 mars 1739 relative aux amérindiens, un mélano indien nommé MOUTOUZANI, né
à Pondichéry en Inde, déporté et réduit à l'état d'esclave en Martinique,
réussit à se faire déclarer « libre et affranchi » par le « Conseil Souverain »
des colonialistes français.
2003 après JC est donc l'année du 150ème anniversaire du début de la
déportation massive de mélano indiens vers
[1]
[1] Sources données historiques :
« Etudes historiques et statistiques sur la population de
« Les origines de la population martiniquaise au fil des ans (1635-1902) » de
B. DAVID
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La réparation face
à l’anti mélanisme !
Avant le code Noir, produit par la loi française dans sa
logique de gestion du pillage du monde extra-européen, avant 1685 donc, alors
que la 1ère guerre mondiale générée par le colonialisme européen,
faisait ravages, esclavages et génocides, aux Amériques, en Afrique, et
singulièrement dans des colonies tropicales sous administration française
(Louisiane, Saint Domingue, Guadeloupe, Martinique,
…), des ressortissants leucodermes venus d’Europe ont fait métis, quelque fois
même dans le mariage légal, avec des amérindiennes, des déportés d’Afrique,
réduits à l’esclavage.
Après 1685, depuis le code Noir donc, certains
ressortissants d’Europe ont naturellement continués dans cette univers
esclavagistes anti mélanistes
et anti femme à faire métis ; les uns
(certainement minoritaires) consciemment en lutte contre le système ou simplement naturellement par amour de la
femme, et d’autres dans un rapport d’homme blanc dominant, suprême, pour ne pas
dire de zoophilie ;
le code noir qualifiant l’être noir africain
réduit à l’état d’esclave en « meuble », objet ; objet certes,
mais animé, quand même vivant pour être « nègre », tel un « animal sans âme » !
La femme blanche étant bien entendu interdite de rapport
avec l’homme noir ; le couple et la progéniture d’un tel cas de figure
étant condamné à la mort dans le principe du code
Noir. (Voir film « Mandingo ») Ces lois
racistes du Code Noir fonctionnent en considérant le pouvoir du sexe des non
blancs, leur force à métisser, et singulièrement ce pouvoir des mélanodermes
africains, des hommes mais plus encore des femmes, comme étant une arme de
destruction des blancs européens, sous entendu de destruction de leur prétendue
« race » ou mieux de leur espèce d’homme (homo Sapiens sapien) qui se fusionnerait avec des sous espèces
d’hominidés.
Les laboratoires européens d’exercice de la prétendue
suprématie blanche de par le monde et singulièrement en pays Zoulou, celui de
l’Afrique du Sud, sont révélateurs de l’ampleur de l’entreprise certainement
vouée à l’échec, pour chercher survie
des leucodermes européens minoritaires et en régression ; c'est-à-dire
pour tenter de juguler la fusion naturelle entre personnes de même espèce,
toutes d’ascendances africaines, certains (la minorité) ayant des ascendants
qui coincés en Europe, entre les Caucase et les Pyrénées ont subis le climat
froid de la dernière glaciation
provoquant une déficience quant à leur bas taux de mélanine, et les
autres (majoritaires) à plus forts taux de mélanine ayant des ascendants
ayant vécus la dernière glaciation en
milieux et climats équatoriaux, tropicaux, et mêmes tempérés.
Le code
Noir français (quelque peu différent du « code noir espagnol ») dans
la pure logique de l’anti mélanisme et de
« syndrome néanderthalien », est alors venu tenté d’interdire
métissage naturel entre homo Sapiens sapien ; Le
colonialisme, le racisme et l’esclavage
des non blancs a été codifié par
(voir site www.wasadugu.org partie relative au SIDA
et projets de l’apartheid en Afrique du
Sud).
Formellement, pour ce qui concerne sa partie
« organisation du travail des nègres », le code noir a été abrogé à
force de rebellions et révolutions anti
esclavagistes, puis anti colonialistes. Mais sa
partie qui structure l’économie mondiale, le rapport colonies, néo colonies, ou
anciennes dépendances extra européennes (Indes, Amériques, Afrique, …) avec le
prétendu « centre » , la dite « vielle
Europe », toujours fonctionne en « métropole » des colons
européens, militairement, physiquement
présents ou pas aujourd’hui dans le mode extra européen.
L’exigence de réparation de
ces crimes contre l’humanité s’inscrit dans la perspective d’un nouvel ordre
mondial débarrassé du racisme, du seul racisme actuellement opérationnel
capable de détruire l’humanité. Cette réparation est selon nous impérative pour
l’existence même de l’humain, mais encore pour l’écologie même et la vie sur la
planète terre.
Des décrets d’abolitions français sont venus
abolir l’esclavage. Ces textes d’abolitions même rédigés par des
révolutionnaires anti esclavagistes conservent l’état
d’esprit antimélaniste ; Dans la procédure et
les principes juridiques même, les seuls faits que ce soient des décrets et
non des lois qui soient venues abolir l’esclavage, démontre quant au fond qu’il
s’agissait d’une modification des lois qui organisaient et organisent toujours
le pillage et l’exploitation du monde extra européen, au profit de l’Europe et
de la prétendue « suprématie blanche ».
Car en droit français par exemple et en
principe, seul
une loi peu venir abroger une autre loi ; en l’occurrence concernant
l’esclavage et ses textes de lois et ordonnances contenus dans le fameux code noir,
aucune loi
française proprement dite
n’est venue abroger les lois du code noir, ni
en 1794
puis1848, ni après.
151 années après, en 1999, cyniquement, tel un rite
expiatoire, une loi française vient reconnaître les génocides, l’esclavage et
la déportation massive transatlantique d’enfants, de femmes et d’hommes, comme
étant crimes contre l’humanité ; sans reconnaître logiquement l’exigence
de réparations de ces mêmes crimes et de leurs conséquences dont sont victimes
des personnes d’ascendances amérindiennes et africaines .
Suite à ce décret français de 1848
d’abolition de l’esclavage, il y eu continuité de déportations vers l’Amérique
et ailleurs d’africains, d’asiatiques, d’Indiens d’Inde, … pour la bonne marche
de l’économie européenne aux colonies ; il y eu comme prévu par le texte
du décret de 1848 en son article 5 , dédommagement par l’Etat français des
anciens propriétaires d’esclaves, réparation pour les esclavagistes tels des
victimes qui ont perdus leurs propriétés, leurs « meubles », leurs
« nègres », leur esclaves. Et surtout continuité voire amplification
de l’acte colonial ; le partage du monde extra européen ; partage de l’Afrique en 1915 à Berlin
(Europe) entre puissances anti mélanistes.
Photographies
donc ! Bien après
1848 : Sévices du fouet, … Décapitations, …



Captures, …
Depuis
singulièrement en Martinique, ces anciens propriétaires d’esclaves possèdent
toujours fondamentalement la terre, maîtrisent la quasi totalité de l’économie
(l’import /export) ;
Comment ignorer les conséquences de
pratiques criminels codifiées séculaires non réparer, dont sont victimes les
personnes d’ascendances africaines, amérindiennes, dravidiennes d’Inde, … le
caribéen martiniquais par exemple :
Citons Suzanne ROUSSI épouse CESAIRE (Aimé) , extrait d’un texte intitulé « Malaise d’une
civilisation » paru dans la revue Tropiques en 1942.
« (…) Donc le
martiniquais est typiquement éthiopien. Dans les profondeurs de sa conscience
il est l’homme plante, et s’identifiant à la plante, son désir est de
s’abandonner au rythme de la vie.
Cette attitude
suffit elle à expliquer son échec dans le monde ?
Non – le
martiniquais a échoué parce que, méconnaissant sa nature profonde, il essaie de
vivre d’une vie qui ne lui est pas propre. Gigantesque phénomène de mensonge
collectif, de « pseudo morphose ».
Et l’état actuelle de la civilisation aux Antilles nous livre les
conséquences de cette erreur.
Refoulement,
souffrances, stérilité. Comment, pourquoi, chez ce peuple hier esclave, cette
méprise fatale ? Par le processus le plus naturel, par le jeu de
l’instinct de conservation.
Rappelons que, ce
que le régime de l’esclavage interdisait au premier chef, c’était
l’assimilation du nègre au blanc. Quelques ordonnances ; celle du 30 avril
1764, interdisant l’exercice de la médecine aux nègres et gens de couleur,
celle du 9 mai 1765 leur interdisant le métier de clerc de notaire, et la
fameuse ordonnance du 9 février 1779i tt formellement aux nègres de porter des
vêtements identiques à ceux des blancs, exige respect et soumission pour
« tous les blancs en général », etc.
Citons encore
l’ordonnance du 3 janvier 1788 qui obligeait
les hommes de couleurs libres « à prendre des permis pour
travailler ailleurs qu’à la culture ». On comprendra dès lors que le but
essentiel soit devenue l’assimilation. Et qu’avec une force redoutable s’opère
en son esprit la désastreuse confusion : « libération égale
assimilation ». »
Note :
à lire aussi l’ouvrage de la martiniquaise Mickaëlla PERINA , « Citoyenneté et sujétion aux
Antilles francophones, post-esclavage et aspiration démocratique ».
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« ERNEST RENAN 1823 – 1892, Le racisme
fait autorité Ecrivain et historien français du 19ème siècle,
Ernest Renan est connu pour son influence sur les idées de Propagandiste de la colonisation, Renan fut
très versé dans les questions de suprématie raciale et de sang avec une
prétention scientifique évidente. Le 26 juin 1856, il répond à Arthur de
Gobineau auteur de l’emblématique Essai sur l’inégalité des races humaines
[1853] qui a été le livre de chevet du racisme scientifique depuis le 19ème
siècle. Son argumentation souscrit clairement à l’anthropologie physique, la
hiérarchie de sang étant responsable des aptitudes des peuples à
prospérer : …Mais c’est qu’en réalité, une très petite quantité de sang
noble mise dans la circulation d’un peuple suffit pour l’ennoblir, au moins
quant aux effets historiques… Pour ce qui est de l’échelle des races
humaines pour celles qui ont l’heur de mériter le qualificatif d’humain,
l’écrivain, historien et penseur est péremptoire : …En mettant à part
les races tout à fait inférieures dont l’immixtion aux grandes races ne
ferait qu’empoisonner l’espèce humaine… Renan apparaît comme un défenseur de la
raciologie, de la hiérarchie entre les peuples basée
sur les critères physiques, de noblesse de sang, de supériorité de la race
blanche, race de conquérants. Racisme et apartheid sont les résultantes
sociale et idéologique d’une telle posture intellectuelle. Ce qui est caractéristique du racisme
français, européen plus généralement qui reproduit sa structure invisible,
c’est le travail quotidien réalisé par toute une armée de négationnistes plus
ou moins conscients. Comment faire pour expurger des textes les plus connus
des auteurs faisant autorité leur contenu raciste, colonialiste,
négrier ? Est-ce par hasard si les passages ambigus, corrompus par
l’idéologie raciste disparaissent quasi-systématiquement des extraits de
journaux, de textes considérés comme majeurs, des citations historiques. Ce travail là dépasse largement les auteurs
incriminés disparus pour la plupart, il incombe aux générations actuelles,
élites et aspirants qui effacent les traces de leurs aînés laissées
sur les chemins de la discrimination raciale. Se faisant, ces nouvelles
figures de proue se rendent complices des crimes intellectuels antérieurs et
se lient avec des idéologies qu’elles ne partagent pas nécessairement mais
dont elles se solidarisent au point d’en être les abris et sécurités
inespérés. On comprend qu’il soit difficile d’aborder la
question raciale en France notamment quand pour les auteurs anciens,
autorités encore respectées sinon vénérées, aucun travail de deuil n’a été
envisagé pour consacrer réellement la fin des idéologies raciales et de leur
clandestine survivance voire prégnance quotidiennes. Ainsi se reproduisent des attitudes et
habitudes de discrimination, d’exclusion raciales restées suspendues dans la
société qui se ferme les yeux, réfugiée dans un silence qui autorise la
chasse à la race sans la voir -la reconnaître- et donc incapable de la
dénoncer. Cela est vrai de l’odeur et du bruit d’un Chirac, de
l’expression Colombey-les-deux-Mosquées d’un
de Gaulle, ou du génocide sans importance d’un Mitterand
parlant du Rwanda à propos duquel son mandat fut pour le moins assombri… Lire Jaques Morel,
Calendrier des crimes de |
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Ecocide,
génocide en Martinique !

L’envahissement européen bat son plein et l’espace
naturel et rural martiniquais se réduit à mesure que la ressource naturelle en
eau potable, le patrimoine biologique naturel floristique et faunistique
disparaissent ; Ce fait d’écocide en milieu insulaire et ses conséquences se
déroule bien entendu au détriment du peuple martiniquais menacé dans son
existence même ; cette grave menace de disparition du peuple caribéen
martiniquais peut être qualifiée dixit Aimé CESAIRE de « génocide par
substitution » d’un peuple dont les droits nationaux ne sont pas reconnus ;
Ecocide, génocide donc pour le peuple martiniquais qui vit des jours et nuits
sous verrou colonial, dans l’injustice, « l’apartheid » ou encore la « palestinisation ».
Ecocide,
génocide : le «beau pays» Martinique n’étant pas extensible, ayant déjà du mal
à prendre en compte l’habitat de sa population autochtone défavorisée et en
perte quant au nombre de ses naissances, ne peut écologiquement accueillir,
sinon périodiquement et graduellement en touristes, des ressortissants
européens.
Qu’il soit bien compris, que nous entendons par ressortissants colons
européens, ceux là mêmes qui s’estiment et s’acceptent « métropolitains » ; par
définition « hors de leur métropole » européenne c’est à dire « aux colonies »,
conscients ou non de leur méfaits coloniaux ; rares sont donc les
ressortissants européens anticolonialistes qui rejettent, pour vivre aux
Amériques, le qualificatif de « métropolitains » à leurs égards. Aussi des
ressortissants européens résidents en Martinique, contrôlent et occupent en
permanence le territoire martiniquais au prétexte de se retrouver dans un
«département outre mer» de leur «métropole», un prétendu «département» qu’ils
espèrent vaille que vaille égal aux autres : « comme en métropole ! », malgré
une mise hors « comptabilité nationale française » des pseudo départements
puisque hors de la dite « continuité territoriale » de 1946 à 1998. Il
semblerait que certains, depuis 1998, veulent faire sauter l’atlantique,
amplifier le mensonge géographique et culturel ! Mensonge des Amériques du Sud
et du Centre prétendues « Amérique Latine » au mépris de l’Amérique
Amérindienne et de l’Amérique Africaine ! Mensonges et falsifications
coloniales qui font dire que des îles de
Qu’il soit bien entendu que l’Etat français reconnaît ces faits d’écocides dans
ses colonies, quand bien même ces faits sont pour une grande part conséquences
de sa politique historique de spoliation, d’exploitation, de pillage,
d’invasion, d’occupation moderne par de nouveaux colons européens, couplée
d’une stratégie de migration vers
Mais ce même Etat français dans sa vision politique eurocentrique
raciste (anti-mélaniste) séculaire prétend protéger
l’environnement, sauvegarder les espaces et paysages naturels, la faune et la
flore de pays non européens tout en ignorant l’existence de peuples indigènes,
autochtones issus des déportations et de l’esclavage ; cyniquement cet Etat
français, jadis esclavagiste, perpétue ainsi sa mise hors humanité de peuple
non leucodermes, non européens. Le cas de
Que représente cette pression humaine coloniale supplémentaire sur le milieu
insulaire martiniquais ? Combien sont les ressortissants ou colons français
prédateurs d’espaces en Martinique ?
Leur institut d’études économiques et de la statistique nationale française,
l’INSEE prend soin de nous renseigner sur le nombre de martiniquais(es)
résidant en France dans leurs publications ; Mais bien évidemment nullement
concernant le nombre de colons français en Martinique.
Nous sommes alors amenés sur la base de leurs chiffres (année 2000) à déduire
cette donnée qui nous intéresse concernant l’invasion européenne de notre pays.
Pour se faire nous devons tenir compte des chiffres indiqués pour le solde
migratoire selon le lieu de naissance , et singulièrement de ce solde
migratoire pour les personnes nées en Europe (France) immigrants en Martinique.
Soit 8,4 milliers entre 1974 et 1982, et 10,1 milliers entre 1982 et 1990.
Un premier constat est le fait que ce solde apparent des entrées-sorties avec
Ce fait statistique du solde migratoire de
Il va s’en dire que la délicatesse est fonction de la coloration épidermique
des populations, et qu’il est prétendument moins délicat d’évaluer des
personnes mélanodermes d’origines tropicales dans un milieu leucoderme d’un
pays tempéré,
- de chercher à se trouver en corrélation logique avec leur concept de pseudo «
département d’outre mer » ou « région outre mer » de l’Europe ;
- et d’autre part de chercher à justifier la non diffusion du calcul du nombre
de colons français occupant
Ces chiffres étant donnés pour les années d’avant 1990, vu le renforcement de
l’arrivée de français entre 1990 et 2003, nous avons déduit «et évalué
aujourd’hui en terme de tendance le nombre de colons français rapporté à la
population de
En guise d’éléments pour comparaison et analyse :
En 1638, il y aurait moins de 2000 kalinas
(amérindiens), près de 1000 Noirs africains (personnes déportées et/ou issues
de la déportation puis réduits en état d’esclaves et « marrons ») vivant en
Martinique, moins de 1000 Blancs européens. « En 1656, le marronage
est très important. C’est l’une des raisons qui amènent les français à
conquérir
En 1664, date d’un premier recensement en Martinique, une année avant la
promulgation application du « Code Noir » ( recueil
des textes juridiques français organisant la déportation des africains,
l’univers concentrationnaire esclavagiste aux Amériques, le pillage,
l’exploitation des terres amérindiennes spoliées), on compte 2 720 mélanodermes
africains américains, pour 2703 colons leucodermes européens.
En 1683 : 10 600 africains américains, pour 4 485 colons ou békés européens.
En 1699 : 13 898 africains américains, pour 6 252 békés européens.
En 1715 : 27 739 africains américains, pour 8 900 européens.
En 1742 : 64 898 africains américains, pour 16 071 européens.
En 1790 : 89 738 africains américains, pour 11 171 européens.
En 1848 : 111 815 martiniquais caribéens, américains d’origines africaines. «
En 1848, on comptait 9 542 personnes d’origine européenne. Au mois de mai de
cette année, au moment des troubles qui accompagnèrent l’émancipation, un
certain nombre de blancs, particulièrement à Saint Pierre, où beaucoup
résidaient, et au Prêcheur, s’enfuient précipitamment à Porto Rico et à
Suivirent les migrations forcées des colonisés mélanodermes dravidiens d’Inde,
et ceux encore d’Afrique dits « Congo », puis chinoises à compter de
1853.
En 1870 : 135 910 martiniquais, pour 17 324 békés et européens.
Puis en 1898, vinrent les migrations de colonisés du Moyen Orient (Syriens,
Libanais, Palestiniens).
Avant 1902, l’on comptait 194 242 martiniquais d’origines non européennes, pour
9 539 colons d’origines européennes. L’éruption de
(Données statistiques extraites de « Annales des Antilles : les origines de la
population martiniquaise au fil des ans (1635-1902) ».)
En début de XXème siècle, les colons français
représentaient en Martinique 1/36 de la population totale ; soit un peu plus de
2% des habitants. En un siècle, ce pourcentage d’occupation de français en
Martinique, de non martiniquais d’origines européennes, est passé de 2% à 10%.
L’accélération de cette proportion s’est déroulée dans ces 35 dernières années
de pseudo « départementalisation ».
La définition des statisticiens français du « martiniquais vivant en France » :
« originaires de Martinique résidant en métropole » ; bien que formulée en des
termes colonialistes eurocentrés, cette définition
est quant à sa réalité partagée par nous mêmes anticolonialistes, d’un point de
vue purement statistique.
« Originaires : sont désignés comme tels au recensement :
- toutes personnes qui sont nées en Martinique et qui ne sont pas « enfant
d’une famille » (leur pays d’origine se confondant avec leur lieu de naissance)
;
- les « enfants des familles », quel que soit leur lieu de naissance
(métropole, DOM TOM, étranger), dont le père et/ou la mère est né(e) en
Martinique. (…) Les « enfants » ainsi définis reçoivent
Que nous traduisons de notre point de vue caribéen par :
Sont ressortissants caribéens martiniquais vivant outre mer atlantique en
France :
- toutes les personnes qui sont nées en Martinique et qui n’ont ni mère, ni
père étranger(e) à
- les enfants de familles martiniquaises, quel que soit leur lieu de naissance
dans le monde (Caraïbe, Amérique, Afrique, Europe, Asie, …, dont le père et/ou
la mère est né(e) en Martinique.
Ainsi il y a un nombre total de martiniquais, constitué par la somme X (le
nombre de résidents en Martinique diminué du nombre de colons français occupant
soit » 381 000 - 40 000) + 110 000 + … = 451 000 martiniquais(es)
C’est sur la base des chiffres et informations statistiques de l’INSEE qu’un
rapport de Martine Aubry alors ministre française de la solidarité en 1997,
avoue concernant « la situation démographique des DOM, les migrations avec la
métropole et l’étranger » :
p.37 « L’émigration des jeunes s’est ralentie et les retours restent nombreux ;
les arrivées de métropolitains et d’étrangers sont en hausse. (…)»
p.53 « Les métropolitains ont plus souvent un emploi que les natifs dans les
DOM » ; il est indiqué que la part des emplois créés globalement dans les « DOM
» entre 1982 à 1990 est occupé pour 25% en Martinique et en Guadeloupe par «
des personnes nées en métropole » ; C’est à dire que moins des 10% que
constitue la part des colons français en Martinique occupent au moins 25 % des
emplois générés dans le pays. Emplois comme nous le savons d’administrations
(judiciaire, scolaire, …, de contrôle militaire, de gestion économique, de
commande de la colonie Martinique, mais encore aujourd’hui emplois dans tous les
secteurs et à tous les niveaux de qualifications.
P.56 « A niveau de qualification égal, les natifs des DOM trouvent plus
difficilement du travail que les métropolitains » ;
p.58 « Les métropolitains sont plus favorisés qu’en Métropole et que les natifs
des DOM sont défavorisés dans les DOM et en Métropole. ».
Ces propos et chiffres sont à méditer par tous ; pour notre part nous plaidons
pour un maximum de pertinence et réaffirmons que :
tant qu’il existera dans nos esprits le mensonge et la falsification coloniale,
c’est à dire tant que nous colonisés persisterons à ne pas remettre en question
ces concepts, principes, normes et repères spatio-temporel franco-européo-centrés
qui s’expriment au travers de vocables inoculés tels : « métropole », «
métropolitain », « département », « DOM » ou « région outre mer », « ultra
périphérie », « continuité territoriale », « saison d’été », … ;
tant qu’il sera question d’accepter de nous définir en fonction de l’autre
colon européen selon ses normes imposées ; l’autre colon qui sécrète une
idéologie raciste, l’anti-mélanisme.
tant qu’il s’agira encore de confondre nos nations américaines caribéennes à
celle de
tant que nous n’affirmerons pas l’exigence du droit aux Réparations relatives
aux crimes contre l’humanité imprescriptibles constitués par la spoliation, les
génocides des amérindiens, les déportations et l’esclavage des africains aux
Amériques ;
notre peuple martiniquais caribéen américain se verra miné et menacé dans son
existence même, condamné au non développement ; cela n’est point seulement une
question de sémantique ; mise en garde et dénonciations doivent être lancés aux
colonisés, pseudo gestionnaires de la colonie, promoteurs de projets
pathologiques et suicidaires dans le cadre constitutionnel français.
déviré pa anlè !
2003 : Manifestation dans la capitale de